Les États-Unis mettent la pression sur la Banque mondiale et le FMI

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«Nous pensons qu'une augmentation de capital est nécessaire si nous voulons répondre aux aspirations de nombreux pays à travers le monde», avait dit jeudi le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, en ouverture des assemblées de printemps de son institution et du FMI.

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Agence France-Presse
Washington

L'administration Trump s'est déclarée vendredi opposée au projet de la Banque mondiale (BM) d'augmenter son capital afin de renforcer ses capacités de prêt et a exhorté le FMI à améliorer sa surveillance des «déséquilibres» économiques.

Concurrencée par de nouveaux acteurs du développement, la BM plaide depuis plusieurs mois pour une augmentation de ses ressources afin de mieux venir en aide aux pays pauvres et financer l'expansion économique des géants chinois ou indien.

«Nous pensons qu'une augmentation de capital est nécessaire si nous voulons répondre aux aspirations de nombreux pays à travers le monde», a réaffirmé jeudi le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, en ouverture des assemblées de printemps de son institution et du FMI.

Les États-Unis, premiers actionnaires de la BM, lui ont toutefois opposé une fin de non-recevoir. Dans un communiqué publié en clôture de ces réunions, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a jugé ce débat «ni nécessaire ni réaliste».

«Nous pensons qu'il y a davantage à faire pour optimiser le bilan financier de la Banque mondiale et éviter un rapide déclin de ses prêts», a-t-il ajouté.

Depuis plusieurs années, la BM est engagée dans un plan d'économies qui a alimenté une grogne de ses personnels.

Dans son communiqué, le secrétaire américain au Trésor exhorte également la Banque mondiale à se concentrer davantage sur «les résultats» de ses projets de développement.

«Renforcer la conception des projets, leur suivi, leur évaluation et leur supervision est crucial pour garantir une réelle efficacité», assure M. Mnuchin.

Dans un communiqué distinct, M. Mnuchin a par ailleurs pressé le Fonds monétaire international (FMI) d'assurer de «manière plus robuste» sa surveillance des déséquilibres économiques qui contribuent, selon lui, à diffuser l'impression que le système monétaire «ne profite pas à tout le monde».

«Cela doit inclure une analyse solide de la politique de taux de change des pays et des déséquilibres extérieurs», assure M. Mnuchin.

L'administration Trump veut réduire les déficits commerciaux et de comptes courants accumulés par les États-Unis vis-à-vis de pays comme la Chine et l'Allemagne.

«Selon notre analyse, de vastes excédents commerciaux comme de vastes déficits commerciaux ne contribuent pas à un système commercial libre et équitable», assure M. Mnuchin.




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