Journée chargée pour Trump, entre tweets et Wall Street

Donald Trump a pris vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran, commenté... (Photo Reuters)

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Karim LEBHOUR
Agence France-Presse
WASHINGTON

Donald Trump a pris vendredi de nouvelles sanctions contre l'Iran, commenté l'attaque du Louvre à Paris et entamé la dérégulation du secteur financier avant de s'envoler pour un week-end dans sa résidence de Mar-a-Lago en Floride. Voici quelques faits marquants de sa journée:

Sanctions contre l'Iran

Fidèle à son habitude, Donald Trump a commencé sa journée par une salve de tweets et mis en garde une nouvelle fois l'Iran, qu'il a accusé de «jouer avec le feu».

«L'Iran joue avec le feu -ils ne se rendent pas compte de combien le président Obama était «gentil» avec eux. Pas moi!», a écrit le milliardaire sur Twitter, quelques jours après un test de missile qui a provoqué la colère de Washington.

Plus tard dans la journée, son administration a imposé de nouvelles sanctions contre 25 personnes et entités soupçonnées d'être impliquées dans le programme balistique de l'Iran.

Une France «à cran»

Le président américain a également commenté sur Twitter l'attaque d'une patrouille militaire à l'entrée du musée du Louvre à Paris, estimant que la France était «de nouveau à cran».

«Un autre terroriste islamique radical vient juste d'attaquer le musée du Louvre à Paris. Les touristes ont été placés en confinement. La France est de nouveau à cran. Réagis US», a-t-il tweeté.

Dérégulation bancaire

Le président américain a signé vendredi deux directives destinées à détricoter la réglementation financière «Dodd-Frank» élaborée après la crise financière de 2008. Une mesure saluée par les banquiers de Wall Street.

Ces lois avaient été mise en place en 2010 par l'administration Obama pour prévenir une nouvelle crise et protéger les consommateurs des excès du secteur financier.

60 000 visas révoqués

Environ 60 000 visas pour les États-Unis ont été révoqués dans la foulée du décret migratoire du président américain à l'encontre des ressortissants de sept pays musulmans, selon des chiffres du Département d'État.

«Nous devons garder «le mal» hors de notre pays», a tweeté Donald Trump en fin de journée, dans une apparente référence à ce décret.

Week-end à Mar-a-Lago

Donald Trump a quitté Washington vendredi pour rejoindre sa luxueuse résidence de Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, rebaptisée par ses conseillers la «Maison-Blanche d'hiver» .

Le président américain, accompagné de son proche conseiller Stephen Bannon, a été accueilli à l'aéroport Palm Beach par son épouse Melania, qui avait passé la semaine à New York avec leur fils Barron.

Des parlementaires veulent des explications sur Bannon

Cinquante parlementaires démocrates ont écrit à Donald Trump vendredi pour demander des explications au président américain après qu'il a nommé son conseiller en stratégie Stephen Bannon au poste de membre permanent du Conseil de sécurité nationale (CSN).

La nomination le week-end dernier de l'ancien patron du site d'informations d'extrême droite Breitbart au CSN, sorte de petit «ministère des Affaires étrangères» au sein même de la Maison Blanche, a entraîné une cascade de condamnations, en raison notamment de son manque total d'expérience en matière de diplomatie.

La lettre des parlementaires a été envoyée après les dépôts de deux propositions de loi démocrates mercredi, l'une au Sénat et l'autre à la chambre des représentants, ayant pour but d'évincer le très controversé Stephen Bannon, parfois appelé «président Bannon» par les médias américains, de son nouveau poste.

Le chef d'état major des armées et le directeur du renseignement américain ont fait les frais de la réorganisation du cénacle très influent qui conseille le président sur les questions de sécurité nationale, et ne participeront plus systématiquement aux réunions du CSN.

«La sécurité nationale ne devrait jamais être victime de la politique partisane», ont déploré les démocrates de la Chambre dans cette lettre.

«Nous vous encourageons à réintégrer le directeur du renseignement et le chef d'état major des armées en tant que membres permanents» du Conseil de sécurité nationale.

Les parlementaires réclament en outre à Donald Trump une «explication écrite de (sa) décision d'injecter de la politique» au sein de CSN, en élevant ainsi cet ex-banquier d'affaires de 63 ans au rang de membre permanent du Conseil.




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