Une poursuite accuse Donald Trump de violer la Constitution

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La poursuite plaide que M. Trump viole une disposition dans la Constitution qui lui interdit de recevoir de l'argent de diplomates qui seraient hébergés dans ses hôtels ou de gouvernements étrangers qui loueraient des espaces de bureaux dans ses édifices.

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Bernard Condon, Julie Bykowicz
Associated Press
Washington

Un groupe de surveillance, qui dit vouloir combattre une «menace grave» contre les États-Unis, a déposé une poursuite, lundi, alléguant que le président Donald Trump viole la Constitution en permettant à son empire d'accepter les versements de gouvernements étrangers.

La poursuite plaide que M. Trump viole une disposition dans la Constitution qui lui interdit de recevoir de l'argent de diplomates qui seraient hébergés dans ses hôtels ou de gouvernements étrangers qui loueraient des espaces de bureaux dans ses édifices.

La formulation de ladite clause est contestée par plusieurs experts juridiques et certains d'entre eux pensent que la poursuite ne fera pas long feu.

Mais cette poursuite signale le début de contestations judiciaires sur ce que les détracteurs de M. Trump qualifient de conflits d'intérêts entre l'empire du milliardaire et sa présidence.

Après avoir signé des décrets présidentiels dans le bureau ovale, lundi, le président Trump a affirmé que la poursuite n'avait «absolument aucun fondement».

Le groupe de surveillance Citizen for Responsability and Ethics de Washington a déposé la poursuite dans le district Sud de New York.

L'organisation est représentée en partie par deux anciens avocats en éthique à la Maison-Blanche - Norman Eisen, qui a conseillé le président Barack Obama, et Richard Painter, qui a travaillé sous le président George W. Bush.

«Comme les auteurs de la Constitution le savaient, les intérêts financiers privés peuvent subtilement influencer même les dirigeants les plus vertueux. Et les enchevêtrements entre les représentants américains et les pouvoirs étrangers pourraient poser une menace rampante et insidieuse sur la république», est-il écrit dans la poursuite.

La directrice des communications stratégiques de la Maison-Blanche, Hope Hicks, a assuré que le président n'avait «aucun conflit [d'intérêts]» et a dirigé les journalistes vers les propos de l'avocate de M. Trump, Sheri Dillon, tenus lors de la conférence de presse plus tôt ce mois-ci.

Me Dillon a dit à la conférence de presse du 11 janvier qu'elle ne croyait pas que «le paiement d'une facture d'hôtel soit une rétribution».

Donald Trump fait face à plusieurs contestations alors qu'il n'est président que depuis quelques jours.

L'Union américaine pour les libertés civiles a écrit sur Twitter quelques minutes après son assermentation, vendredi, qu'elle avait déposé une requête en vertu de la Loi pour la liberté d'information pour demander aux agences gouvernementales de fournir les notes internes, les courriels, et d'autres communications privées avec l'équipe de transition de Donald Trump concernant les allégations de conflits d'intérêts.

Une pétition a aussi été déposée à la Maison-Blanche pour appeler M. Trump à publier ses déclarations de revenus.




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