L'épingle, nouveau symbole de solidarité avec les minorités aux É.-U.

Les épingles à nourrice sont devenues des symboles de sécurité et de solidarité... (Photo Twitter)

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les épingles à nourrice sont devenues des symboles de sécurité et de solidarité avec les minorités aux États-Unis depuis l'élection à la présidence du pays de Donald Trump, qui a tenu pendant sa campagne moult propos intolérants.

Les Américains qui portent ces épingles à leur poitrine entendent transmettre un message de soutien aux minorités - femmes, immigrés ou Noirs - qui ont été régulièrement la cible du candidat républicain pendant sa course à la Maison-Blanche.

«Je suis en sécurité. Si vous êtes un musulman, une femme, un homosexuel, une personne de couleur, un latino, un transsexuel, un immigré, ou un handicapé qui a peur... je suis là. Parlez, je vous écouterai, je vous soutiendrai. Me lèverai pour vous. M'assoirai pour vous. Me tairai pour vous. Je ferai mon possible pour vous faire savoir que je vous aime», peut-on lire sur une photo d'épingle à nourrice relayée par diverses organisations sur Instagram.

Depuis l'élection présidentielle, des célébrités comme l'actrice Debra Messing mais aussi des inconnus ont publié sur les réseaux sociaux des photos d'eux portant une ou plusieurs épingles à nourrice.

Ce mouvement a pris de l'ampleur sur Twitter au Royaume-Uni après le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de leur pays de l'Union européenne (Brexit). Un utilisateur du réseau social a pris cette épingle en signe de solidarité après avoir observé un regain d'attaques contre les immigrés et les minorités à la suite du vote, selon le New York magazine.

L'organisation américaine de défense des droits civiques SPLC (Southern Poverty Law Center) a lancé une page sur son site internet pour recenser les incidents à caractère raciste depuis l'élection de Trump mardi. Elle en a décompté 200 à ce stade.

Pour autant «on ne peut pas comparer ça au mouvement des droits civiques. Personne ne pose de bombes dans les églises», a souligné dans le New York Times Richard Cohen, président du SPLC, qui suit les mouvements racistes et extrémistes aux États-Unis. «Mais cela ne fait aucun doute qu'il y a une augmentation».

Pendant la très virulente campagne électorale, le milliardaire a promis d'expulser les immigrés clandestins, d'interdire l'entrée sur le territoire américain aux musulmans, et a qualifié les Mexicains de violeurs et de trafiquants de drogue. Son élection surprise a amplifié les craintes d'un regain de xénophobie dans tout le pays.

Le magnat de l'immobilier a en outre été accusé de sexisme surtout depuis la diffusion, début octobre, d'une vidéo dans laquelle il tient des propos dégradants sur les femmes. Plus d'une dizaine de femmes l'ont ensuite accusé de gestes constitutifs d'agressions sexuelles.

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