Discours à la nation d'Obama dimanche sur la lutte contre le terrorisme

Le président américain, Barack Obama.... (Photo Jonathan Ernst, archives Reuters)

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Le président américain, Barack Obama.

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Anne RENAUT
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le président américain Barack Obama va s'adresser aux Américains dimanche, dans une rare allocution depuis le Bureau ovale, quatre jours après la tuerie en Californie pour laquelle la piste terroriste est privilégiée et qui a été saluée par le groupe Etat islamique (EI).

M. Obama a assuré samedi que l'Amérique ne se laisserait pas «terroriser».

«Nous sommes Américains. Nous défendrons nos valeurs, celles d'une société ouverte et libre. Nous sommes forts. Nous sommes résistants. Et nous ne nous laisserons pas terroriser», a-t-il déclaré dans son intervention hebdomadaire diffusée par la Maison-Blanche.

Dimanche à partir de 20 h depuis le Bureau ovale, il s'appliquera à nouveau à rassurer les Américains.

L'attaque de mercredi a fait 14 morts et 21 blessés à San Bernardino, en Californie.

Les auteurs, Tashfeen Malik, 29 ans, et son époux Syed Farook, 28 ans, ont été abattus après une fusillade nourrie avec la police.

La police fédérale américaine, le FBI, a souligné la «minutieuse préparation» des tueurs et affirmé qu'elle privilégiait «l'hypothèse d'un acte terroriste».

Si cette piste était confirmée, ce serait l'attentat le plus meurtrier aux États-Unis depuis le 11 septembre 2001.

Le FBI a annoncé dimanche avoir perquisitionné une propriété à Riverside, en Californie, mais a refusé de donner l'adresse.

Selon NBC News, le FBI a fouillé la maison de Enrique Marquez, un ami de Farook ayant acheté les fusils d'assaut utilisés dans la fusillade, mais qui n'est pas considéré comme suspect.

Samedi, l'EI a salué les auteurs du massacre qu'elle qualifie de «soldats» de son califat autoproclamé, sans pour autant revendiquer leur action.

Barack Obama et son homologue français François Hollande ont réaffirmé leur volonté, «face à une menace commune», de faire «front commun avec leurs alliés» contre le djihadisme, a indiqué la présidence française à l'issue d'un entretien téléphonique entre les deux dirigeants.

La France a été touchée le 13 novembre par les pires attentats de son histoire qui ont fait 130 morts.

Le discours de M. Obama sera centré dimanche sur «les mesures que notre gouvernement prend pour faire face à sa priorité absolue: assurer la sécurité du peuple américain», a précisé la Maison-Blanche.

«Le président fera un point sur l'enquête en cours à propos de l'attaque tragique de San Bernardino» et évoquera «la menace terroriste en général, y compris la nature de la menace, son évolution, et comment nous allons la vaincre».

La dernière fois que M. Obama avait prononcé un discours à la nation depuis le Bureau ovale remonte à août 2010, quand il avait annoncé la fin des opérations de combat en Irak.

«Nouvelle phase de la menace terroriste»

Les enquêteurs du FBI ont trouvé chez le couple «des signes de radicalisation» et une «inspiration potentielle par des organisations terroristes étrangères», mais rien indiquant qu'ils faisaient partie d'un réseau organisé ou d'une «cellule», a insisté le chef du FBI, James Comey.

La Maison-Blanche a dit la même chose, après que le président eut été informé par le FBI des derniers développements de l'enquête.

Les autorités étudient une page du réseau social Facebook sur laquelle Malik aurait fait acte d'allégeance au groupe EI.

Le couple d'origine pakistanaise, parents d'une fillette de six mois, avait planifié le massacre perpétré lors d'un déjeuner de Noël pour les employés des services de santé locaux, où travaillait Farook.

L'une des soeurs de Farook, Saira Khan, ne s'expliquait pas comment le couple avait pu abandonner son bébé.  «Comment a-t-il pu laisser son unique enfant ? Et comment la mère a-t-elle pu faire cela?» a-t-elle déclaré au New York Times.

Les autorités n'excluent pas qu'ils préparaient une autre attaque.

«Nous sommes entrés dans une phase entièrement nouvelle en ce qui concerne la menace terroriste mondiale et nos efforts en matière de sécurité intérieure», a estimé le secrétaire à la Sécurité intérieure Jeh Johnson.

Les terroristes ont «sous-traité leurs tentatives d'attaquer notre patrie» et «cela nécessite une toute nouvelle approche», a-t-il déclaré au New York Times.

La tuerie a ravivé le débat sur le contrôle des armes aux États-Unis.

Dans un éditorial, publié en une samedi pour la première fois depuis 1920, le New York Times fustige les élus qui ne sont pas parvenus à réformer la législation sur les armes après le massacre de 20 écoliers à Newtown en 2012.

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