L'Oklahoma suspend ses exécutions de détenus

Ce rebondissement s'inscrit dans une controverse durable sur... (Photo Jim Beckel, The Oklahoman/AP)

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Ce rebondissement s'inscrit dans une controverse durable sur les injections létales aux États-Unis, marquées par des problèmes de surdosage, des cas d'intolérance aux hypnotiques ou des erreurs dans la préparation des doses.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La plus haute cour pénale de l'Oklahoma a décidé vendredi de reporter sine die les trois exécutions prévues dans cet État du centre des États-Unis, à la suite d'une confusion sur l'un des produits du cocktail lytique administré aux condamnés à mort.

Les trois détenus dans le couloir de la mort - Benjamin Cole, John Grant et Richard Glossip - devaient être exécutés respectivement les 7 octobre, 28 octobre et 6 novembre, selon l'arrêt rendu par la cour d'appel pénale de l'Oklahoma.

Ces trois exécutions sont désormais «suspendues pour une durée indéfinie», a jugé la cour.

Cette décision intervient deux jours après que Richard Glossip a bénéficié d'un sursis de dernière minute, en raison d'un doute sur l'efficacité d'un des produits composant l'injection létale qu'il devait subir.

Les services pénitentiaires de l'Oklahoma ont reconnu avoir reçu de l'acétate de potassium au lieu du chlorure de potassium, ainsi que l'aurait voulu le protocole en vigueur.

Ce rebondissement s'inscrit dans une controverse durable sur les injections létales aux États-Unis, marquées par des problèmes de surdosage, des cas d'intolérance aux hypnotiques ou des erreurs dans la préparation des doses.

Les prisons américaines font aussi face à un contexte de pénurie de produits mortels, en raison du refus de firmes pharmaceutiques, pour la plupart européennes, de les approvisionner.

En 2014, l'exécution d'un condamné dans l'Oklahoma, mort dans d'atroces souffrances après 40 minutes d'agonie à la suite d'une injection ratée, avait suscité un vif émoi et relancé le débat sur les méthodes d'exécution.

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