Le pape François, accueilli en star à New York

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Pour le dernier tronçon de son parcours sur la cinquième avenue, le pape a troqué sa désormais célèbre Fiat 500 pour sa papamobile, sous les cris de joie de la foule qu'il a bénie.

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Brigitte DUSSEAU, Jean-Louis DE LA VAISSIERE
Agence France-Presse
New York

Le pape François a été accueilli jeudi soir en star à New York, salué par les cris de joie de milliers de personnes alors qu'il remontait la Ve avenue en papamobile, pour la deuxième étape de son voyage aux États-Unis.

Le souverain pontife de 78 ans arrivait de Washington, après un discours historique devant les deux chambres réunies du Congrès.

Il doit rester un peu plus de 36 heures dans la ville qui ne dort jamais, coeur de la finance et terre d'adoption de millions d'immigrants, où il n'était jamais venu de sa vie.

Sa première étape new-yorkaise a été la cathédrale Saint Patrick, sur la Ve avenue, pour une prière du soir en présence de quelque 2500 personnes, majoritairement membres du clergé.

Pour le dernier tronçon de son parcours sur la célèbre avenue, avant d'arriver à la cathédrale, le pape a troqué sa désormais célèbre Fiat 500 pour la papamobile, sous les cris de joie de la foule qu'il a bénie, extrêmement souriant.

Le souverain pontife, quatrième pape en 50 ans à visiter New York, a ensuite été accueilli sur les marches de la cathédrale par le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, le maire Bill de Blasio et l'archevêque de New York Timothy Dolan.

Il a lors de cette prière du soir exprimé sa solidarité avec les musulmans, après la bousculade tragique qui a fait plus de 700 morts à La Mecque, premier lieu saint de l'islam.

«Je veux exprimer la proximité de l'Eglise face à la tragédie que votre peuple a connue aujourd'hui à la Mecque», a-t-il déclaré en espagnol.

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La première étape new-yorkaise du pape a été jeudi soir la cathédrale Saint Patrick, sur la Ve avenue, pour une prière du soir.

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Il a aussi évoqué sa «gratitude» envers les religieuses américaines. «Que serait l'église sans vous?», leur a t-il dit.

La cathédrale néo-gothique avait accéléré pour sa venue une restauration de quelque 175 millions de dollars.

Programme chargé

Cinq événements sont à son programme vendredi: un discours à l'ONU, une célébration oécuménique au musée du 11-Septembre, la visite d'une école à Harlem, une procession à Central Park et une messe en soirée dans l'immense complexe multisports du Madison Square Garden, en présence de quelque 20 000 personnes.

Son premier voyage aux États-Unis est marqué par des foules enthousiastes et des discours sur les thèmes qui lui sont chers, immigration, changement climatique et justice sociale.

A New York, certains fidèles s'étaient levés très tôt pour l'apercevoir. Dolores Prebo, jeune mère d'origine équatorienne était arrivée à 1h00 du matin sur la Ve avenue, avec son fils de 20 mois dans sa poussette. «C'est important», a-t-elle expliqué à l'AFP. «C'est notre pape».

Josefina Oscco, une Péruvienne de 87 ans s'était installée dès le matin sur le rebord de la vitrine d'un magasin de luxe. «Vous avez vu comme il parle bien?» confiait-elle. «C'est le pape des gens».

Des mesures draconiennes de sécurité avaient été mises en place, et les abords de la cathédrale étaient protégés par des grilles de près de trois mètres de haut, en plus des habituelles barrières métalliques pour encadrer les foules.

De nombreuses rues latérales avaient été fermées et des policiers étaient postés à toutes les intersections.

Depuis le début mardi de son voyage de six jours aux États-Unis, Jorge Bergoglio a été reçu à la Maison-Blanche, occasion pour le président Barack Obama d'afficher leurs convergences de vue sur le climat, la diplomatie ou encore la nécessité de lutter pour les millions d'exclus à travers le monde.

Le leader spirituel des 1,2 milliard de catholiques du monde a également insisté à plusieurs reprises sur l'accueil des immigrants, pris le temps d'embrasser et bénir des enfants et canonisé un missionnaire espagnol, Junipero Serra, évangélisateur controversé des Indiens en Californie. Il a aussi rencontré des sans-logis à Washington.

Jeudi, il a demandé aux élus du Congrès américain d'assumer leurs responsabilités vis-à-vis du monde, insistant sur le «bien commun». Il a affirmé son opposition à la peine de mort, évoquant également, dans un anglais lent et avec un fort accent, sa préoccupation face à la famille «menacée, peut-être comme jamais auparavant».

Et il a aussi pris soin de faire l'éloge de la générosité, des idéaux de liberté et du «rêve américain».

Il a également béni, depuis le balcon du Congrès, quelque 50 000 personnes massées à proximité.

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