Les courriels de Clinton n'étaient pas si sensibles, selon des porte-parole

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Hillary Clinton a accepté cette semaine de donner accès au FBI le serveur personnel dont elle faisait usage lorsqu'elle était secrétaire d'État.

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Bradley Klapper, Ken Dilanian
Associated Press
WASHINGTON

Aucun des deux courriels de la candidate démocrate Hillary Clinton - qui sont jugés comme étant «top secrets» par les services secrets américains - ne contiendrait des informations particulièrement sensibles, selon plusieurs porte-parole du gouvernement.

Il semble malgré tout que l'enjeu risque de la hanter dans la course à la présidence des États-Unis, alors que ses opposants l'accusent déjà d'avoir mal agi en utilisant son courriel personnel pour discuter d'informations potentiellement confidentielles lorsqu'elle était secrétaire d'État.

Mme Clinton, qui est encore largement la favorite pour remporter l'investiture du Parti démocrate, a accepté cette semaine de donner accès au Bureau fédéral d'enquête (FBI) le serveur personnel dont elle faisait usage lorsqu'elle était secrétaire d'État. Ses adversaires républicains ont perçu la nouvelle comme une admission de sa part qu'elle aurait été négligente avec les secrets d'État.

Or, l'un des courriels «top secret» portait sur les frappes d'un drone américain, une opération qui faisait partie d'un programme secret qui est maintenant connu et discuté. Quant au second courriel, son contenu pourrait faire référence à des informations qui auraient pu être récoltées de façon indépendante, ont confié à l'Associated Press des porte-parole du gouvernement qui ont pu consulter les documents.

Lundi, l'inspecteur général des 17 agences des services secrets américains a indiqué devant le Congrès que deux des quarante courriels - qui ont été choisis aléatoirement parmi les 30 000 que Mme Clinton avait remis au département d'État - contenait des informations «top secrètes».

Bien qu'aucun des courriels n'avait été identifié comme étant confidentiel à l'époque, ils étaient marqués du sigle «TK», suggérant que les données avaient été obtenues par des satellites espions et du sigle «NOFORN», signifiant que les informations pouvaient seulement être divulguées à des Américains sous plusieurs conditions.

Les deux courriels ont été marqués de ces sigles après des consultations avec plusieurs agences de renseignement. Toutefois, certains représentants du gouvernement croient que les désignations étaient exagérées, et que les bureaucrates avaient tendance à «surclassifier» les informations.

Les porte-parole, qui ont requis l'anonymat, n'ont pas voulu discuter du contenu des courriels en détail.

La porte-parole de Hillary Clinton, Jennifer Palmieri, a rappelé que l'ancienne secrétaire d'État avait reçu l'autorisation d'utiliser son courriel personnel en tant qu'employée du gouvernement.

Le département d'État a conseillé à ses employés de ne pas utiliser leur courriel personnel pour le travail, mais ce n'est pas une pratique interdite.

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