Passe d'armes sur l'Irak entre Jeb Bush et Hillary Clinton

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Andrew BEATTY
Agence France-Presse
Washington

Les candidats à l'élection présidentielle 2016 Jeb Bush et Hillary Clinton ont croisé le fer sur l'Irak mardi, le Républicain n'écartant pas dans un discours la possibilité d'augmenter de renforcer les troupes américaines dans le pays s'il était élu.

Douze ans après que le président George W. Bush eut mené les États-Unis dans un conflit contesté, son frère, l'un des candidats du camp républicain, a accusé les démocrates d'avoir abandonné l'Irak avant d'avoir terminé le travail de reconstruction du pays.

Selon Jeb Bush, l'administration Obama, dont sa rivale démocrate est l'ex-secrétaire d'État, a permis l'émergence du groupe État islamique en retirant trop tôt les troupes américaines d'Irak.

«C'était une erreur fatale», a-t-il martelé lors d'un discours de politique étrangère en Californie à la Reagan Library, dénonçant «une précipitation aveugle».

«Où était Madame Clinton pendant tout ce temps?», a-t-il interrogé, faisant remarquer qu'elle ne s'était rendue qu'une fois en Irak lorsqu'elle était à la tête de la diplomatie américaine.

L'Irak a contribué à coûter à Hillary Clinton la victoire aux primaires démocrates en 2008 face à Barack Obama, qui s'était opposé à cette entrée en guerre.

En 2002, Clinton, alors sénatrice de l'État de New York, avait voté en faveur de l'invasion, estimant par la suite que cela avait été une erreur.

Mardi, son équipe de campagne est montée au front pour défendre son bilan.

Son conseiller en politique étrangère Jake Sullivan - qui pourrait devenir son conseiller à la sécurité nationale si elle était élue - a accusé Jeb Bush de s'essayer à «une tentative audacieuse de réécrire l'histoire».

«(Les républicains) ne peuvent échapper à leur responsabilité» en la matière, a-t-il affirmé, ajoutant que l'EI était issu d'Al-Qaïda en Irak, qui a pris de l'ampleur pendant l'occupation américaine.

L'EI s'est développé dans le pays «en enrôlant d'anciens officiers militaires sunnites - des officiers de l'armée (de Saddam Hussein) que le gouvernement de George W. Bush a dissoute», a estimé M. Sullivan.

Dans son discours, Jeb Bush a estimé que les États-Unis devaient à présent prendre l'offensive face à au groupe État islamique «au lieu de réagir à chaque avancée que les terroristes décident de faire».

Jake Sullivan l'avait mis au défi plus tôt mardi de dire quelles actions concrètes il prendrait au-delà de l'entraînement de rebelles et de bombardements, comme le fait déjà l'administration Obama: «s'il a l'intention d'augmenter les troupes en Irak, qu'il le dise clairement».

M. Bush n'a pas écarté un renforcement des troupes: «nous avons à présent 3500 soldats et Marines en Irak, plus pourraient être nécessaires», tout en soulignant que «nous n'avons pas besoin, et ce n'est pas ce que nos amis nous demandent, d'un engagement majeur de forces armées américaines».

Il s'est contenté d'évoquer par ailleurs l'aide à «la reconstruction du secteur irakien de la sécurité», «plus de soutien aux Kurdes» dans leur lutte contre l'EI.

En Syrie, le candidat républicain a évoqué une action «coordonnée internationale pour aider les modérés à prendre le dessus. Les Qataris, Turcs, Saoudiens et d'autres ont soutenu des groupes de combattants en Syrie mais ces derniers ne tendent pas tous au même but».

«Mon but serait de rassembler les modérés et de les soutenir en tant que force unique», a-t-il précisé.

Enfin, il a dénoncé l'accord signé avec l'Iran sur le nucléaire, avertissant que si le Congrès ne le rejetait pas, il s'emploierait à le faire dès son accession à la Maison-Blanche, s'il est élu.

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