Baltimore renvoie son chef de la police après les émeutes d'avril

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Agence France-Presse
Washington

La ville de Baltimore, sur la côte est des Etats-Unis, s'est séparée mercredi du chef de sa police en raison d'une hausse des homicides et suite à des émeutes au printemps déclenchées par la mort d'un jeune Noir après son arrestation par la police.

Le chef de la police Anthony Batts a été licencié avec effet immédiat et remplacé temporairement par son adjoint, a annoncé la maire de la ville, Stephanie Rawlings-Blake.

«Ce n'est pas une décision facile à prendre», a déclaré à la presse la maire, mais «trop de gens ont continué à mourir dans nos rues» ces dernières semaines.

La ville portuaire a été le théâtre de 155 meurtres et 303 fusillades depuis le début de l'année, y compris une quadruple fusillade mardi près d'un campus universitaire qui a fait 3 morts. Or l'an dernier sur la même période, il y a eu 105 homicides et 163 fusillades.

Anthony Batts était arrivé à Baltimore en septembre 2012 pour moderniser la police municipale, la huitième plus importante des États-Unis.

Il était auparavant le chef de la police des villes californiennes de Long Beach et Oakland.

Mais il a été critiqué pour sa gestion des émeutes qui ont éclaté après la mort d'un jeune Noir, Freddie Gray, 25 ans, à la suite de son arrestation musclée par la police en avril.

Après son décès, six policiers ont été inculpés y compris pour meurtre.

Il s'agissait des protestations les plus vives depuis celles qui avaient suivi la mort en août 2014, d'un autre jeune Noir, Michael Brown, à Ferguson, dans le Missouri par un policier blanc.

Quelques heures avant l'annonce de ce renvoi, le syndicat de la police de Baltimore (Fraternal Order of Police) a publié un rapport dans lequel il accuse le chef de la police et la maire de n'avoir pas assez formé, équipé et soutenu les agents face aux émeutiers.

Mais Mme Rawlings-Blake a nié que le renvoi du chef de la police soit lié à ce rapport.

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