Inculpation d'un homme qui avait atterri en mini-hélicoptère près du Capitole

Le 15 avril dernier, l'homme de 61 ans... (Photo JAMES LAWLER DUGGAN, Reuters)

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Le 15 avril dernier, l'homme de 61 ans avait posé son petit engin doté d'un simple siège et d'une hélice, de type girodyne, en plein coeur de Washington, déclenchant une alerte de sécurité.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Un grand jury fédéral a inculpé mercredi un homme qui avait atterri avec un mini-hélicoptère près du Capitole, en plein coeur de Washington, bravant les interdictions de survoler cette zone ultra-sensible, a-t-on appris de source judiciaire.

Douglas Hughes, originaire de Floride, qui voulait ainsi protester contre le système politique américain qu'il juge corrompu, a été inculpé pour «violation de l'espace aérien de défense nationale» et «pilotage d'un véhicule faussement immatriculé comme engin postal», sans certificat de pilote de l'air.

Hughes doit être formellement renvoyé jeudi devant un juge fédéral de Washington pour six chefs d'accusation, pour lesquels il encourt un maximum de 9 ans et demi de prison assortis d'amendes.

Le 15 avril dernier, ce facteur de 61 ans avait posé son petit engin doté d'un simple siège et d'une hélice, de type girodyne, en plein coeur de Washington, déclenchant une alerte de sécurité.

Le survol de la capitale fédérale fait l'objet de fortes restrictions, tout aéronef devant obtenir une autorisation préalable pour pénétrer dans un vaste périmètre autour de Washington.

Son objectif était de commettre un acte de désobéissance civile et d'interpeller les parlementaires américains sur la corruption suscitée par la dérèglementation croissante du financement électoral.

Selon l'acte d'inculpation, il avait passé trois zones d'interdiction aérienne, sans certificat de pilote ni immatriculation de l'appareil. L'engin, dont Hughes était propriétaire, portait en outre les couleurs de la Poste américaine sans autorisation et le facteur était en congés au moment des faits.

Depuis cet incident, il a été placé en résidence surveillée en Floride, avec interdiction de se rendre à Washington, à l'exception des convocations judiciaires, et l'obligation de se tenir éloigné du Capitole et de la Maison-Blanche, situés à environ deux kilomètres de distance l'un de l'autre.

C'était la seconde alerte aérienne semblant surprendre les forces de l'ordre en quatre mois dans la capitale.

En janvier, un homme avait perdu le contrôle de son drone d'environ 60 centimètres, qui s'était écrasé dans les jardins de la Maison-Blanche. Il n'a pas fait l'objet de poursuites, les enquêteurs ayant conclu qu'il s'agissait d'un accident.

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