Funérailles à New York: le devoir de décence rappelé aux policiers

Le 27 décembre, lors des obsèques du premier... (PHOTO SHANNON STAPLETON, REUTERS)

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Le 27 décembre, lors des obsèques du premier policier Rafael Ramos, des centaines de policiers à l'extérieur de l'église ont tourné le dos aux écrans géants lorsque le maire Bill de Blasio a commencé son éloge funèbre.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Le maire de New York Bill de Blasio a fait une brève apparition samedi à la veillée mortuaire d'un policier récemment assassiné, alors que le chef de la police appelait ses troupes à faire preuve de respect lors des obsèques dimanche.

M. de Blasio, dont les relations sont très tendues avec sa police, est arrivé, très profil bas, en début d'après-midi à Brooklyn, au tout début de la veillée mortuaire à la mémoire de Wenjian Liu, 32 ans, tué par balles le 20 décembre avec un collègue dans leur voiture de patrouille.

Il en est reparti peu après sans faire aucune déclaration, la presse tenue à distance.

La veillée, à laquelle se pressaient déjà en début d'après-midi, en dépit de la pluie, des centaines de policiers en uniforme attendant de pouvoir entrer à l'intérieur de la maison funéraire Aievoli, devait durer jusqu'à 21h00.

Les obsèques du policier d'origine chinoise, qui mélangeront rituels bouddhistes et tradition de la police de New York, seront célébrées dimanche à la maison funéraire, en présence du directeur du FBI James Comey, de M. de Blasio et du chef de la police Bill Bratton, avant l'enterrement dans un cimetière de Brooklyn.

Des milliers de policiers y sont attendus.

Le 27 décembre, lors des obsèques du premier policier assassiné Rafael Ramos, des centaines de policiers à l'extérieur de l'église avaient tourné le dos aux écrans géants lorsque le maire avait commencé son éloge funèbre.

M. Bratton a mis en garde contre un tel «manque de respect» dimanche.

«Les funérailles d'un héros sont un moment de deuil, pas de doléances», a écrit M. Bratton dans un mémo qui devait être lu aux 34 000 policiers new-yorkais avant la veillée et les obsèques.

«Je ne délivre pas de mandat, et je ne menace pas de discipline. Mais je vous rappelle que quand vous portez l'uniforme de ce Département, vous êtes liés par la tradition, l'honneur et la décence qui vont avec», a ajouté M. Bratton, en dénonçant le «manque de respect» des policiers qui avaient tourné le dos à M. de Blasio le 27 décembre.

«Ce n'était pas tous les policiers, et ce n'était pas un manque de respect envers l'inspecteur Ramos. Mais (...) cela a volé la valeur, l'honneur et l'attention qui appartenaient à la mémoire de l'inspecteur Ramos», a-t-il écrit.

Plus de 20 000 policiers venus de tout le pays assistaient à ces obsèques.

Rafael Ramos, 40 ans, et Wenjian Liu, marié depuis deux mois, avaient été tués en plein jour à Brooklyn par un déséquilibré de 28 ans affirmant vouloir venger les morts de Mike Brown et Eric Garner, deux Noirs tués cet été par la police.

M. de Blasio a été accusé par certains policiers de ne pas assez les soutenir et d'être trop bienveillant envers les manifestants qui ont protesté à répétition à New York après la décision de ne pas poursuivre les policiers impliqués.

Certains policiers ne lui ont pas pardonné non plus d'avoir déclaré début décembre qu'il avait expliqué à son fils adolescent, qui est métis, qu'il devait faire attention dans ses interactions avec la police.

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