Iran: le correspondant du Washington Post à Téhéran inculpé

Jason Rezaian, chef de bureau du quotidien à... (Photo Zoeann Murphy/The Washington Post, Reuters)

Agrandir

Jason Rezaian, chef de bureau du quotidien à Téhéran depuis 2012.

Photo Zoeann Murphy/The Washington Post, Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
WASHINGTON

Le secrétaire d'État américain John Kerry s'est dit dimanche «profondément déçu» par les informations selon lesquelles le correspondant du Washington Post à Téhéran, détenu depuis plus de quatre mois, avait été inculpé et qu'une libération sur caution lui avait été refusée.

Jason Rezaian, un Irano-Américain correspondant du Washington Post à Téhéran depuis 2012, a été inculpé samedi après avoir comparu longuement devant un tribunal, a rapporté le quotidien américain.

La nature des accusations portées contre lui n'est cependant toujours pas claire et l'on ignore la date de sa prochaine comparution, a indiqué le journal.

Le journaliste, âgé de 38 ans, avait été arrêté le 22 juillet avec sa femme Yeganeh Salehi, journaliste au quotidien The National basé aux Émirats arabes unis, dans le cadre, selon les autorités, d'une affaire liée à la sécurité de la République islamique d'Iran.

Yeganeh Salehi, 30 ans, avait été libérée sous caution en octobre, tandis que la semaine dernière, les autorités iraniennes ont annoncé que la détention de Jason Rezaian serait prolongée de 60 jours maximum.

John Kerry s'est dit «bouleversé» par la manière dont avait été gérée l'affaire, accusant l'Iran de faire fi de la loi en ayant privé le journaliste de son droit à l'assistance d'un avocat.

«Les États-Unis sont profondément déçus et inquiets au vu des informations indiquant que la justice iranienne a inculpé le journaliste du Washington Post Jason Rezaian sous des chefs d'inculpation non spécifiés et que le juge a rejeté sa demande de libération sous caution,» a déclaré John Kerry dans un communiqué.

Le secrétaire d'État a demandé aux autorités iraniennes d'abandonner les poursuites «et de le libérer immédiatement».

M. Kerry a estimé que le refus de permettre au journaliste de recourir à un avocat était «une violation évidente des lois iraniennes et internationales».

«Je suis personnellement consterné et troublé par ces informations», a encore dit John Kerry.

Dans un communiqué, le quotidien américain s'est déclaré «consterné et scandalisé» par l'inculpation.

«Le gouvernement iranien n'a jamais expliqué pourquoi Jason a été arrêté, ni pourquoi il est en détention depuis plus de quatre mois sans accès à un avocat», a souligné Martin Baron, rédacteur en chef du Washington Post.

Les charges retenues contre le correspondant du Washington Post et son épouse n'ont jamais été clairement énoncées. Un responsable judiciaire avait affirmé mi-août que le couple était impliqué dans une affaire liée à la sécurité du pays. Un autre avait évoqué les «activités des ennemis (de l'Iran) et de leurs agents». Un quotidien conservateur avait parlé d'accusations d'espionnage.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer