Les É.-U. espionnent les cellulaires par avion pour traquer des criminels

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Le responsable technologique de l'Union américaine de défense des libertés (ACLU) a qualifié ce programme «d'inexcusable».

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Agence France-Presse
SAN FRANCISCO

Les autorités américaines ont mis en place un dispositif d'espionnage par avions qui récupère des données de téléphones portables de dizaines de milliers de personnes, pour tenter de localiser et de capturer des criminels, écrit jeudi le Wall Street Journal.

Selon le journal, le US Marshals Service opère de petits avions à partir d'au moins cinq importants aéroports aux États-Unis, qui transportent des boîtiers imitant les signaux émis par des tours de relais de téléphonie mobile.

Ainsi dupés, les téléphones portables s'y connectent et partagent à leur insu certaines informations comme des numéros d'identifiants uniques et des données de localisations, affirme le quotidien.

Ces boîtiers dits «dirtbox» tireraient leur nom de l'acronyme de Digital Recovery Technology Inc., filiale de Boeing qui fabriquerait cet appareil.

Le Wall Street Journal, citant des sources anonymes proches du programme, avance que ces avions survoleraient le pays de façon régulière pour recueillir les données de dizaines de milliers de téléphones portables. La majorité de la population américaine serait concernée.

Selon le WSJ, le ministère américain de la Justice a refusé de faire des commentaires, se bornant à dire que ses agences se plient à la législation pour tout ce qui a trait à la surveillance et l'espionnage.

Ce programme aurait permis de révéler la localisation de téléphones portables liés à des criminels ou à des suspects de crimes, selon le journal.

Les téléphones portables sont programmés pour se connecter à la tour de relais la plus proche.

Les boîtiers «dirtbox» peuvent automatiquement assurer aux téléphones portables qu'ils représentent la meilleure tour de relais possible, recueillir des données puis transmettre la connexion à de véritables tours de relais.

Une technique qui peut être utilisée par des pirates.

Le responsable technologique de l'Union américaine de défense des libertés (ACLU), Christopher Soghoian, a qualifié ce programme «d'inexcusable», auprès du WSJ.

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