Fusillade dans une école près de Seattle: deux morts

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D'après plusieurs médias, les tirs ont eu lieu dans la cafétéria du lycée.

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Véronique DUPONT
Agence France-Presse
LOS ANGELES

Une école secondaire de la région de Seattle a été le théâtre d'une fusillade vendredi qui a fait deux victimes dont le tireur, un élève de l'école paradoxalement décrit comme «gentil» et populaire, et trois blessés graves.

Les élèves ont évacué les lieux en montrant... (PHOTO AP/KOMONews.com) - image 1.0

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Les élèves ont évacué les lieux en montrant leurs mains.

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L'élève, dont l'âge n'a pas été précisé, a été identifié comme Jaylen Ray Fryberg par plusieurs médias locaux et par d'autres élèves, et décrit comme une vedette de l'équipe de football de l'école.

L'alerte a été donnée vendredi matin vers 10 h 30 locales (13 h 30, heure de l'Est) à l'école secondaire Marysville-Pilchuck dans l'État de Washington, au nord-ouest des États-Unis, par «une personne qui se trouvait sur le campus», a indiqué un officier de police, Robb Lamoureux, confirmant qu'il y avait «deux morts».

Il a aussi indiqué que le tireur, qui a agi seul, s'était suicidé avec son arme.

Lors d'une autre conférence de presse vers 17 h (20 h, heure de l'Est), les autorités ont indiqué que l'arme du crime avait été «acquise légalement».

La police locale et une équipe du FBI, la police fédérale, ont inspecté méticuleusement tous les bâtiments de ce grand établissement qui accueille plus de 2000 élèves.

Quatre personnes ont été blessées, dont «trois adolescents dans un état très critique» qui «ont été opérés», a précisé une porte-parole de l'hôpital Providence Medical Center.

D'après plusieurs témoignages, les tirs ont eu lieu dans la cafétéria de l'école.

«Je mangeais. [...] J'ai entendu quatre coups de feu derrière moi. J'ai vu une arme pointée vers une table... puis j'ai couru vers la sortie», a raconté une élève, Alex, sur la chaîne de télévision locale Kiro TV.

Le tireur «était juste assis, silencieux, tout le monde parlait. Tout d'un coup, je l'ai vu se lever, sortir quelque chose de sa poche [...] et puis j'ai entendu encore quatre grosses explosions», a détaillé un autre élève, Justin, sur CNN.

«J'ai vu trois gamins tomber de leur table sur le sol, comme morts. Je me suis précipité sous une table pour m'abriter», a-t-il poursuivi.

Il décrit l'arme comme un petit revolver qui semble s'être enrayé après quelques coups de feu.

Il a ajouté sur la chaîne d'information que le tireur était «un garçon gentil»: «Il avait l'air parfaitement normal juste avant».

Revanche amoureuse? 

Un élève a affirmé au Seattle Times que Jaylen Fryberg «en voulait à une jeune fille qui ne voulait pas sortir avec lui, et qu'elle faisait partie des personnes sur qui il a tiré».

La police n'a pas commenté ces informations, affirmant n'être qu'au début de l'enquête.

Sur son compte Twitter, Jaylen Fryberg, d'origine amérindienne, posait avec sa famille avec des coiffes traditionnelles à plumes.

Ses récents messages avaient une tonalité obscure. Le dernier, datant de jeudi, disait: «Ça ne va pas durer... ça ne va jamais durer». Deux jours plus tôt il écrivait: «J'ai l'air de le digérer mais en fait non... Je n'en serai jamais capable».

Le 20 août, il écrivait des messages qui aujourd'hui résonnent comme des avertissements.

«Tu vas m'énerver... Et il va se passer une m...de et je ne pense pas que tu vas aimer ça».

Il y a trois mois, il posait avec un fusil de chasse sur le réseau social Instagram avec le commentaire: «Meilleur cadeau d'anniversaire de ma vie».

Sur le compte Twitter de son frère Robert Fryberg, on lisait: «Tu va me manquer petit frère. Seul Dieu peut te juger».

Les fusillades meurtrières sont un phénomène récurrent aux États-Unis, y compris dans les écoles, qu'il s'agisse d'une école secondaire de Columbine (13 morts dans le Colorado en 1999), d'une fusillade sur le campus de Virginia Tech (32 morts en 2007), ou encore à l'école primaire Sandy Hook de Newtown (26 morts dont 20 enfants en 2012 dans le Connecticut).

Comme à chaque tuerie, des voix s'élevaient vendredi dans les médias américains et les réseaux sociaux pour demander plus de contrôle des armes à feu.

Le chef de la police de Marysville s'est lui-même insurgé vendredi lors de la conférence de presse: «Il est temps pour nous d'examiner nos valeurs [...] et d'arrêter ça. [...] Il est temps pour nous d'agir».

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