É.-U.: le Congrès va donner son feu vert à la reprise de l'aide à l'Egypte

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L'administration américaine estime que cette assistance financière à l'Égypte est cruciale pour la stabilité régionale et est dans l'intérêt des États-Unis, une position soutenue par de nombreux parlementaires démocrates et républicains.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le Congrès des États-Unis s'apprêtait à adopter cette semaine une mesure donnant au président Barack Obama le pouvoir de verser près d'un milliard de dollars à l'Égypte, où un référendum constitutionnel a eu lieu mardi.

Nichée dans un article de la loi de finances de l'exercice budgétaire 2014, qui doit être adoptée d'ici samedi, figure une clause autorisant le gouvernement américain à verser 975 millions de dollars au gouvernement égyptien, si le secrétaire d'État certifie que Le Caire «a organisé un référendum constitutionnel et prend des mesures pour soutenir une transition démocratique».

Une seconde clause permet le versement de 577 millions si le gouvernement égyptien «a tenu des élections législatives et présidentielles, et si un nouveau gouvernement élu prend des mesures pour gouverner de façon démocratique».

Ces mesures donneraient de fait à l'administration de Barack Obama la flexibilité nécessaire pour décider la reprise de l'aide annuelle au Caire (1,5 milliard de dollars en 2013), suspendue partiellement en octobre en représailles à la répression des partisans du président islamiste Mohamed Morsi, destitué le 3 juillet. Washington a gelé la livraison d'équipements lourds tels que des hélicoptères de combat Apache, des avions de chasse F-16, des pièces détachées de chars Abrams et des missiles Harpoon.

Les États-Unis n'ont jamais qualifié le renversement de M. Morsi de «coup d'État», un terme qui entraînerait immédiatement la fin de l'aide, selon la loi américaine.

L'administration estime que cette assistance financière est cruciale pour la stabilité régionale et est dans l'intérêt des États-Unis, une position soutenue par de nombreux parlementaires démocrates et républicains. Pour beaucoup, la priorité est d'assurer la stabilité du Sinaï et le respect du traité de paix entre l'Égypte et Israël, parrainé par Washington.

Mais des élus s'inquiètent de ce qu'ils estiment être un signe d'encouragement pour le chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi, l'homme fort du pays accusé de dérive autocratique.

«Il est clair que le général al-Sissi sera le prochain président, mais ils font du mal, ils incarcèrent les gens, la Constitution donne un rôle spécial à l'armée», a critiqué mardi le sénateur républicain John McCain. «Nous devrions poser des conditions avant de reprendre l'aide, pour les inciter à s'éloigner de ce genre de choses au lieu de les encourager».




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