Les essais de l'antiviral japonais, un «espoir», étendus en Guinée

Le Dr Sakoba Keïta, au centre.... (PHOTO BINANI, AFP)

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Le Dr Sakoba Keïta, au centre.

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
CONAKRY

Les essais cliniques en Guinée d'un antiviral japonais qui a donné des indices d'efficacité contre le virus Ebola ont été étendus à d'autres centres dans le pays, a annoncé samedi le coordinateur national de la lutte contre Ebola, le Dr Sakoba Keïta.

«Il a été décidé d'étendre l'administration de cette molécule à d'autres sites de traitement. Nous avons commencé par Gueckédou, nous l'avons étendu au jour d'aujourd'hui à la préfecture de N'Zérékoré (sud, NDLR) et il y a trois jours que nous avons commencé à Coyah», à l'est de la capitale, a déclaré le Dr Keïta.

«Nous avions annoncé au début de cette maladie qu'il n'y avait pas de vaccin, qu'il n'y avait pas de médicament contre Ebola, mais grâce aux recherches, nous avons un médicament qui nous ouvre les portes de l'espoir», s'est-il félicité, soulignant qu'il ne serait utilisé ni dans les hôpitaux ni les pharmacies.

Le Dr Keïta s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe à Conakry avec le coordinateur français de la lutte contre Ebola, le Pr Jean-François Delfraissy, et le président de l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) Yves Lévy, venus présenter aux autorités guinéennes les premiers résultats de ces essais supervisés par l'INSERM.

Selon M. Lévy, «ça ne peut pas être un médicament qui soit distribué largement parce que ce premier résultat est un espoir, mais un espoir très fragile, il faut donc surveiller, accompagner le médicament qu'on donnera aux patients pour avoir plus de données dans les mois qui viennent sur sa tolérance, son efficacité réelle».

Il a expliqué cette visite par le fait que «les comités indépendants des experts de l'essai qui ont regardé les résultats au fur et à mesure nous ont dit qu'il y avait là un signal, un premier signe d'une efficacité probable de ce médicament», le favipiravir (Avigan) produit par une filiale de Fujifilm.

Le Pr Delfraissy a pour sa part insisté sur la nécessité de «savoir innover» face à une épidémie en reflux, mais qui persiste dans des zones ou au sein de populations difficilement accessibles.

«C'est ce que fait la cellule de coordination nationale que nous allons accompagner avec les différentes équipes sur le terrain en allant chercher les malades, les ramener vers les centres de traitement parce qu'il y a des poches de résistance», a-t-il souligné.

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