La «guerre» contre l'Ebola loin d'être «gagnée»

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Un homme passe devant un panneau publicitaire de la campagne de sensibilisation contre le virus Ebola en Côte d'Ivoire, lundi à Abidjan.

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Virus Ebola
Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

Agence France-Presse
FREETOWN

Le coordinateur de l'ONU contre le virus Ebola, le Dr David Nabarro, a prévenu lundi en Sierra Leone que la lutte contre l'épidémie en Afrique de l'Ouest était une «guerre» qui n'était «pas gagnée» et pourrait prendre six mois.

Lors d'une conférence de presse à Freetown, le Dr Nabarro a également déploré la suspension par de nombreuses compagnies aériennes de leurs liaisons avec les pays touchés, qui rend «beaucoup plus difficile», voir «pas possible» la mission de l'ONU.

«Nous travaillons sur des mesures exceptionnelles sur six mois pour maîtriser rapidement la maladie,» a-t-il indiqué», soulignant que «l'épidémie d'Ebola avance encore dans beaucoup d'endroits du pays».

Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) arrêté au 20 août, le virus Ebola a fait 1427 morts sur 2615 cas recensés en Afrique de l'Ouest.

«La lutte pour vaincre Ebola n'est pas une bataille, mais une guerre, qui exige que tout le monde travaille ensemble, dur et efficacement. J'espère que ce sera terminé dans six mois, mais nous devons continuer jusqu'à ce que ce soit fini», a-t-il insisté.

«Sommes-nous en train de perdre ou de gagner? Tout ce que je peux dire, c'est que nous ne l'avons pas encore gagnée», a ajouté l'épidémiologiste britannique.

Il a relevé que «la décision compréhensible de certaines compagnies aériennes de ne plus desservir Freetown, Monrovia ou Conakry avait eu un énorme impact sur la capacité de l'ONU à acheminer du personnel et du matériel».

«J'associe à ma compréhension une très ferme requête à tous de nous aider à trouver le moyen de continuer à avoir des compagnies aériennes desservant ces capitales pour que nous puissions faire correctement notre travail», a dit le Dr Nabarro.

«Nous devons faire cela ensemble. Ce n'est pas possible avec cette interdiction» (de vol de facto, NDLR), a-t-il plaidé.

Le directeur adjoint de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la sécurité sanitaire, le Dr Keiji Fukuda, a pour sa part réaffirmé que l'OMS ne «soutenait aucun embargo aérien général, tout en reconnaissant les craintes éprouvées par les gens».

«Les pilotes et les autres personnels, de même que passagers ont en général un très faible risque de contamination par Ebola», a-t-il rappelé.




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