Obama, Merkel et l'UE unis face à la Russie

«C'est merveilleux d'être de retour en Allemagne!»: sous... (PHOTO MARC MLLER, AFP)

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«C'est merveilleux d'être de retour en Allemagne!»: sous un ciel bleu éclatant, le président Obama, qui a fait l'éloge de l'amitié américano-allemande «l'une des alliances les plus fortes au monde», a multiplié les références à «Angela», sa «partenaire et amie».

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
KRÜN

Le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil européen Donald Tusk ont affiché dimanche leur unité face à la Russie sur le dossier ukrainien au lancement d'un sommet du G7 en Allemagne.

M. Obama a notamment loué l'amitié germano-américaine, alors que le président russe Vladimir Poutine est le grand absent du sommet du G7 en Bavière (sud), exclu de ce format des puissances industrielles depuis que la Russie a annexé la Crimée en mars 2014.

«Ce matin, alors que nous célébrons l'une des alliances les plus fortes au monde, mon message au peuple allemand est simple: nous sommes reconnaissants pour votre amitié, votre leadership», a déclaré le président américain lors d'une brève allocution dans le petit village de Krün, quelques heures avant le début du sommet du G7 dans un château non loin de là.

«C'est merveilleux d'être de retour en Allemagne pour ma quatrième visite en tant que président», a-t-il lancé, multipliant les références à «Angela», sa «partenaire et amie».

Auparavant, Mme Merkel avait elle aussi loué la qualité des relations entre les deux alliés : «Les États-Unis sont notre ami et notre partenaire même si nous avons parfois des désaccords».

Les révélations d'Edward Snowden sur l'ampleur des programmes américains de surveillance, avec en particulier la découverte, à l'automne 2013, de la mise sur écoute du téléphone portable de la chancelière allemande, avaient provoqué de vives tensions entre les deux pays.

Soulignant les nombreuses convergences de vues entre Berlin et Washington, M. Obama a insisté sur la nécessité de faire face à l'«agression» russe dans l'est de l'Ukraine.

En l'absence du président russe Vladimir Poutine, l'exécutif américain insiste sur la nécessité de maintenir les sanctions pesant contre Moscou, accusé de soutenir la rébellion dans l'Est séparatiste.

Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a appelé dimanche le sommet du G7 à «confirmer son unité» sur les sanctions contre la Russie liées au rôle de Moscou dans la crise ukrainienne.

«Mon intention est qu'aujourd'hui, nous reconfirmions notre unité sur la politique de sanctions», a-t-il déclaré. «Si quelqu'un veut reconsidérer cette politique, ce ne pourra être que pour la renforcer».

«Au cours des deux journées à venir, nous allons aborder notre futur commun», a souligné Barack Obama, avant d'énumérer ses objectifs, notamment «favoriser une économie mondiale créatrice d'emplois, maintenir une Union européenne forte et prospère, bâtir de nouveaux accords commerciaux à travers l'Atlantique» et «lutter contre le changement climatique».

Après être allés à la rencontre des habitants du village, les deux dirigeants devaient se retrouver en fin de matinée pour un tête-à-tête, dans le château d'Elmau, posé sur un alpage à 1200 m d'altitude en Bavière et protégé par un imposant dispositif policier.

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