Des monuments de Lénine déboulonnés dans l'est de l'Ukraine

Les inconnus ont fait tomber cette statue à... (IMAGE TIRÉE DE YOUTUBE)

Agrandir

Les inconnus ont fait tomber cette statue à l'aide d'un câble.

IMAGE TIRÉE DE YOUTUBE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Ukraine
Ukraine

Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
KHARKIV

Plusieurs monuments de Lénine ont été déboulonnés par des inconnus dans l'Est russophone de l'Ukraine, ex-république soviétique, en conflit sans précédent avec la Russie et qui cherche à se débarrasser de son passé communiste.

Deux monuments au père de la révolution bolchevique ont été démontés de la même manière dans la nuit de vendredi à samedi à Kharkiv, grande ville industrielle, par des jeunes gens encagoulés, selon une vidéo disponible sur le canal YouTube de militants pro-ukrainiens de Kharkiv.

Ces derniers fixaient un câble au sommet de la statue qu'ils faisaient tomber en tirant le câble.

Il y a une semaine, une vidéo sur le même site avait montré le démontage à Kharkiv de la même manière de trois monuments aux dirigeants communistes qui a été dénoncé par la Russie et les prorusses en Ukraine.

Vendredi, deux statues de Lénine sont tombées dans les territoires contrôlés par le gouvernement ukrainien dans l'Est séparatiste prorusse où le conflit armé a fait plus de 6000 morts en un an.

À Kramatorsk, dans la région de Donetsk, la statue a été déboulonnée par des inconnus. À Stanitsa Louganska, dans la région voisine de Lougansk, le monument auparavant peint dans les couleurs bleu et jaune du drapeau national ukrainien a été retrouvé par terre vendredi matin.

«Il semble que le leader du prolétariat mondial n'ait pas supporté la profanation avec les symboles nationaux d'Ukraine. Il a trébuché et est tombé», a écrit sur un ton ironique le gouverneur loyal à Kiev de la région de Lougansk Guennadi Moskal.

Le Parlement ukrainien a voté le 9 avril une loi interdisant «toute propagande communiste et nazie» ainsi que les symboles de ces deux idéologies.

Aux termes de cette loi qui doit encore être promulguée par le président Petro Porochenko, les monuments à la gloire des responsables soviétiques, dont les nombreuses statues de Lénine, doivent être démontés, de même que doivent être rebaptisées les localités, rues ou entreprises dont les noms font référence au communisme.

La loi a été dénoncée par la Russie qui a accusé Kiev d'avoir recours à des méthodes «totalitaires» pour «désoviétiser» l'Ukraine, au profit d'une idéologie nationaliste.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer