Moscou ne veut pas d'une nouvelle guerre froide

Le président russe Vladimir Poutine était à Sotchi... (PHOTO ALEXANDER DEMIANCHUK, REUTERS)

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Le président russe Vladimir Poutine était à Sotchi aujourd'hui pour le lancement des Jeux paralympiques.

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse
Moscou

Moscou ne veut pas d'une nouvelle guerre froide, a déclaré vendredi soir le porte-parole du président Vladimir Poutine, après les tensions exacerbées avec l'Occident en raison de la demande de la péninsule ukrainienne pro-russe de Crimée d'être rattachée à la Russie.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, était interrogé sur le risque d'une nouvelle guerre froide en raison de la crise ukrainienne, au cours d'une émission de la chaîne de télévision publique Rossia 1.

«On voudrait éviter, j'espère qu'il n'en est pas ainsi, qu'elle n'a pas encore commencé et qu'elle ne commencera pas», a-t-il déclaré.

En dépit des «profondes divergences de vue entre la Russie, les pays européens et les États-Unis, il reste un espoir que le dialogue permettra de trouver des points d'accord», ajouté M. Peskov.

Mais «pour le moment, personne n'est en mesure de prédire sur quoi on pourrait être d'accord», a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent après la menace de la Russie d'avoir recours à l'arme énergétique alors que Moscou est soumise à des sanctions économiques et diplomatiques des États-Unis et de l'Union européenne qui dénoncent «l'agression» des forces russes qui ont pris de facto le contrôle de la Crimée.

Le géant public russe Gazprom a mis en garde Kiev plus tôt dans la journée contre une interruption de ses exportations de gaz si le nouveau pouvoir ne s'acquittait pas au plus vite de sa dette de près de deux milliards de dollars.

M. Peskov a également mis en doute la capacité de l'Union européenne à être un médiateur entre l'Ukraine et la Russie dans la crise, accusant les Européens de ne pas avoir respecté l'accord du 21 février signé à Kiev, prévoyant la formation d'un nouveau gouvernement d'unité nationale en Ukraine, pour mettre fin à l'effusion de sang.

«Maintenant, l'Europe en tant que médiateur appelle la Russie à dialoguer avec les gens à Kiev, qui disent représenter le pouvoir en Ukraine. Mais on ne peut qu'en rire, car le crédit de confiance envers de tels "garants" (l'Europe, NDLR) est sans doute épuisé», a estimé M. Peskov.

L'accord du 21 février a été signé par Viktor Ianoukovitch, alors président de l'Ukraine, et les principaux dirigeants de l'opposition, Vitali Klitschko, Arseni Iatseniouk (aujourd'hui premier ministre) et Oleg Tyagnibok. Il a été cosigné, en tant que témoins et organisateurs des négociations, par les ministres des Affaires étrangères français, allemand et polonais, Laurent Fabius, Frank-Walter Steinmeier et Radoslaw Sikorski.

Le lendemain, Viktor Ianoukovitch disparaissait de Kiev et était destitué par le Parlement. Il est depuis réfugié en Russie et Moscou le considère toujours comme le président «légitime».




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