Le «tireur d'Aurora» devant la justice: pas de témoins pour la défense

Des proches des victimes et des victimes de... (PHOTO ED ANDRIESKI, AP)

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Des proches des victimes et des victimes de James Holmes entrent dans la salle d'audience du tribunal de Centennial, lors de la deuxième journée des audiences préliminaires, le 7 janvier.

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Tuerie d'Aurora

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Tuerie d'Aurora

Douze personnes sont mortes et 58 autres ont été blessées lors de la fusillade survenue dans un cinéma d'Aurora, au Colorado, en juillet. Alors que les spectateurs assistaient à la première du film Batman, un homme a fait irruption dans la salle avant d'ouvrir le feu. »

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Agence France-Presse
Centennial, Colorado

Les avocats de l'auteur présumé de la fusillade dans un cinéma d'Aurora, au Colorado, ont renoncé mercredi à présenter des témoins devant la justice, qui doit décider avant la fin de la semaine si le tireur peut être jugé ou non.

La décision-surprise de la défense a été annoncée au 3e jour d'audiences préliminaires à Centennial (banlieue sud de Denver), après une dernière série de preuves présentées par l'accusation, notamment des clichés du tueur présumé, James Holmes, posant avec ses armes quelques heures avant la fusillade.

Le juge William Sylvester a ajourné les débats et fixé une nouvelle audience à vendredi, pour l'éventuelle mise en accusation de James Holmes, si le tribunal le juge apte à être jugé.

Le tireur présumé, âgé de 25 ans, est accusé d'avoir tué 12 personnes et d'en avoir blessé 70 autres en ouvrant le feu, le 20 juillet dernier, dans une salle de cinéma pendant une séance de minuit de Batman - The Dark Knight Rises.

Depuis lundi, l'accusation a présenté de nombreux témoins qui ont raconté la violence débridée de la fusillade et la terreur des victimes.

Les avocats de James Holmes devaient présenter leurs propres témoins mercredi, pour évoquer notamment l'état mental de l'accusé.

«Nous avons changé d'idée», a déclaré l'avocat Daniel King à la cour, où James Holmes a écouté pendant deux jours, avec une apparente indifférence, les témoignages contre lui.

«Ce n'est ni le lieu ni le moment adéquat pour présenter une espèce de défense tronquée. Ce n'est pas un procès. Nous n'avons pas de preuve ou d'arguments sur le motif», a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt dans la matinée, l'accusation avait montré des clichés pris avec le téléphone portable de James Holmes quelques heures avant le massacre.

Sur l'un d'entre eux, on voit le jeune homme avec une arme, arborant une chevelure orangée et des lunettes noires. Sur une autre, on peut voir étalés sur un lit plusieurs objets - vêtements, magazines - retrouvés plus tard dans la salle de cinéma et dans l'appartement de l'accusé.

L'accusation affirme que ces photos sont une preuve supplémentaire du caractère prémédité de la fusillade.

Le massacre d'Aurora a ravivé l'éternel débat sur la réglementation et le contrôle des armes aux États-Unis - un débat qui a encore redoublé après une fusillade le 14 décembre dans une école élémentaire de Newtown (Connecticut), où 20 enfants avaient trouvé la mort.

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