L'enquête sur l'espionnage présumé du téléphone de Merkel par la NSA classée

Le scandale avait profondément affecté la relation avec... (PHOTO JULIAN STRATENSCHULTE, ARCHIVES AFP/DPA)

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Le scandale avait profondément affecté la relation avec les États-Unis, traditionnellement très étroite. «L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout», avait alors déclaré Mme Merkel.

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Edward Snowden, un ancien consultant de la CIA, a révélé l'existence de programmes secrets de surveillance des communications électroniques en remettant des documents compromettants aux quotidiens The Guardian et The Washington Post. Il s'est depuis réfugié à Hong Kong alors que le gouvernement américain a lancé une enquête contre lui. »

Agence France-Presse
BERLIN

Le Parquet fédéral allemand a annoncé vendredi le classement sans suite de l'enquête sur l'espionnage présumé d'un téléphone portable de la chancelière Angela Merkel par l'agence américaine de renseignement NSA.

Le parquet de Karlsruhe (sud-ouest) a abandonné l'enquête, car les accusations «ne peuvent pas être prouvées légalement dans le cadre d'une procédure de droit pénal», selon un communiqué.

Interrogé lors d'une conférence de presse régulière, le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert, n'a pas souhaité commenter cette décision.

«Cela ne concerne pas en priorité le portable ou les communications (de Mme Merkel), ça concerne tous les citoyens», a-t-il toutefois estimé.

«Il s'agit de savoir si le droit allemand est respecté par nos partenaires. Cela concerne les différences d'opinion que nous avons avec nos partenaires sur l'équilibre à tenir entre l'exigence de sécurité et la protection des données personnelles», a-t-il ajouté.

La justice allemande avait annoncé en juin l'ouverture d'une enquête «contre X», portant sur des faits d'espionnage et activités en faveur d'un service de renseignement étranger.

L'Allemagne avait été choquée à l'été 2013 par les révélations de l'ancien consultant de la NSA, Edward Snowden, portant sur un vaste système de surveillance des conversations téléphoniques et des communications via internet des Allemands, jusqu'à un téléphone portable de la chancelière, pendant plusieurs années.

Le scandale avait profondément affecté la relation avec les États-Unis, traditionnellement très étroite. «L'espionnage entre amis, cela ne va pas du tout», avait alors déclaré Mme Merkel.

Le président américain Barack Obama avait exclu de futures opérations d'espionnage de Mme Merkel, laissant de facto entendre qu'elles avaient eu lieu dans le passé.

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