L'armée israélienne enquête sur de possibles bavures

Ces enquêtes concernent le bombardement le 24 juillet... (PHOTO TYLER HICKES, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES)

Agrandir

Ces enquêtes concernent le bombardement le 24 juillet d'une école de l'ONU servant de refuge aux Gazaouis (il y avait eu 15 morts) ainsi qu'un bombardement sur une plage au nord de Gaza ayant coûté la vie à quatre enfants (ci-dessus).

PHOTO TYLER HICKES, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Offensive israélienne à Gaza

International

Offensive israélienne à Gaza

L'armée israélienne mène l'opération «Bordure protectrice», la plus importante offensive militaire contre la Bande de Gaza depuis la sanglante et controversée mission «Plomb durci» lancée en 2008-2009, qui avait fait plus de 1400 morts. »

Agence France-Presse
TEL-AVIV

L'armée israélienne a ouvert cinq enquêtes criminelles internes sur de possibles bavures de sa part commises lors de la dernière guerre dans la bande de Gaza, a indiqué mercredi un responsable militaire.

L'ONU et des organisations internationales de défense des droits de l'homme ont vivement dénoncé pendant la guerre plusieurs cas d'usage injustifié ou disproportionné de la force par l'armée israélienne contre des civils palestiniens.

L'armée a ouvert des enquêtes criminelles portant sur cinq de ces cas, a annoncé lors d'une conférence de presse à Tel-Aviv un responsable des questions juridiques au sein de l'armée, sous couvert d'anonymat.

Ces enquêtes concernent le bombardement le 24 juillet d'une école de l'ONU servant de refuge aux Gazaouis (il y avait eu 15 morts) ainsi qu'un bombardement sur une plage au nord de Gaza ayant coûté la vie à quatre enfants.

Ces frappes avaient été condamnées par une partie de la communauté internationale, au premier rang de laquelle l'ONU et les États-Unis.

Les trois autres enquêtes de l'armée israélienne portent sur la mort d'une femme devant sa maison, alors qu'elle avait coordonné son départ de chez elle avec l'armée israélienne, des maltraitances sur un prisonnier et des vols commis par un soldat dans une maison palestinienne.

Tsahal, l'acronyme en hébreu de l'armée israélienne, s'est engagée à examiner «toute allégation crédible de mauvaise conduite», a assuré ce responsable militaire.

La commission chargée d'enquêter a été mise en place, en prévention, dès le début de l'opération baptisée par l'armée «Bordure Protectrice» (8 juillet - 26 août).

Quatre-vingt-quinze dossiers ont été signalés à la commission et 50 incidents doivent encore être examinés, a précisé un communiqué militaire.

«Dans un conflit armé, la mort de civils n'implique pas forcément une bavure. Donc, quand nous recevons ces plaintes (...) nous devons les replacer dans un contexte plus large avant de décider si nous ouvrons ou non une enquête criminelle», a dit le responsable militaire.

Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a pour sa part créé une commission chargée d'enquêter sur «toutes les violations de la loi humanitaire internationale et des lois internationales sur les droits de l'homme» dans les Territoires palestiniens, «en particulier dans la bande de Gaza occupée» pendant la guerre.

La guerre a fait plus de 2140 morts palestiniens, en majorité des civils, selon les secours palestiniens.

Côté israélien, 67 soldats et six civils ont été tués.




la boite:1600127:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer