La rivalité Cheney-Powell refait surface

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George W. Bush entouré de Colin Powell et de Dick Cheney lors d'une conférence de presse à Austin, au Texas, en décembre 2000.

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Alexander Panetta
Associated Press

Les Américains ont pu revoir, dimanche, une ancienne rivalité politique datant du cabinet de l'ex-président George W. Bush, cette fois au sujet de l'accord nucléaire iranien.

Le désaccord sur la politique étrangère entre l'ancien vice-président Dick Cheney et l'ancien secrétaire d'État Colin Powell a refait surface sur des réseaux de télévision différents, une dizaine d'années après leur froid sur l'invasion de l'Irak.

À l'émission Meet The Press, à la chaîne NBC, M. Powell a dit croire, qu'après avoir étudié les arguments pour et contre, il avait conclu qu'il s'agissait d'une très bonne entente.

Il a de quoi se réjouir, car cette solution semble être en voie d'être appuyée au Congrès. Cet accord négocié depuis une dizaine d'années prévoit que l'Iran renonce à la majeure partie de son programme nucléaire et se soumette à des inspections en échange de levée de sanctions économiques internationales.

M. Powell s'est par ailleurs dit impressionné que l'Iran ait accepté d'éliminer la quasi-totalité de ses réserves d'uranium.

Sur une autre chaîne, Dick Cheney comparait le président Barack Obama à Neville Chamberlain, le premier ministre britannique qui avait tenté de faire la paix avec Adolf Hitler.

Il a affirmé au réseau Fox News que l'accord donnerait à l'Iran la possibilité de dominer le Moyen-Orient.

«C'est une grosse affaire. Une défaite très, très importante à mes yeux, pour notre position dans la région», a-t-il laissé savoir.

Les opposants à cette entente craignent que l'argent supplémentaire que récolterait l'Iran ne serve à financer des organisations désignées comme terroristes, telles que le Hezbollah, ce qui pourrait déstabiliser encore davantage le Moyen-Orient. Ils redoutent aussi qu'une fois l'échéance atteinte, dans 15 ans, l'Iran ne reprenne tout simplement son programme là où elle l'avait laissé et ne représente une menace pour Israël.

Plus discrètement, durant la guerre en Irak, ces mêmes politiciens s'affrontaient de manière semblable. Certains de leurs collègues croyaient que M. Powell tentait de nuire à l'invasion de 2003. Il n'a jamais clairement exprimé son opposition. Mais en fait, il a présenté certaines des preuves de l'administration Bush - maintenant discréditées - aux Nations unies.

Il a cependant irrité M. Cheney en cherchant à obtenir l'autorisation de l'ONU, en répétant ce qui pourrait mal tourner et en laissant courir à Washington la rumeur de son scepticisme.

Dimanche, M. Powell a répété le désormais célèbre avertissement qu'il avait donné au président Bush sur ce qui pourrait arriver si les États-Unis destituaient Saddam Hussein, l'ancien président irakien. «Ce que je pensais, c'est: si tu le brises, c'est à toi.» («If you break it you're going to own it», en anglais.)

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