Accord nucléaire: pour le Canada, l'Iran reste une menace

Le ministre des Affaires étrangères, Rob Nicholson.... (Photo Ammar Awad, archives Reuters)

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Le ministre des Affaires étrangères, Rob Nicholson.

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Agence France-Presse
OTTAWA

Le gouvernement conservateur canadien, soutien inconditionnel d'Israël, a critiqué mardi l'accord sur le dossier nucléaire iranien et juge toujours l'Iran comme une menace pour la paix.

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères Rob Nicholson, le gouvernement canadien a cependant reconnu «les efforts que le groupe P5+1 (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Chine, Russie et Allemagne) a faits pour parvenir à un accord».

Sur la réserve, le Canada veut continuer «à juger l'Iran d'après ses actes, et non d'après ses paroles» et propose d'appuyer l'Agence internationale de l'énergie atomique pour «surveiller l'Iran pour s'assurer que (ce pays) respecte ses engagements».

L'accord conclu mardi à Vienne et après 12 ans de négociations prévoit que l'Iran limite ses ambitions nucléaires pendant plusieurs années, en échange d'une levée progressive et réversible des sanctions internationales.

Dans des termes durs, le ministre canadien des Affaires étrangères a jugé que «l'Iran reste l'une des plus importantes menaces à la paix et à la sécurité internationales en raison des ambitions nucléaires du régime».

Rob Nicholson a aussi estimé que l'Iran représentait une menace en raison «de son soutien constant du terrorisme, de ses appels répétés à la destruction d'Israël, et de son mépris pour les droits fondamentaux de la personne».

Depuis l'arrivée à la tête du gouvernement en 2006 du premier ministre Stephen Harper, le Canada est devenu l'un des pays les plus favorables à Israël au sein de la communauté internationale. Il est l'un des très rares pays à avoir voté contre l'accession de la Palestine au statut d'État observateur à l'ONU le 29 novembre 2012.

M. Harper n'avait toujours pas réagi mardi vers 11h00 à cet accord sur le nucléaire quand son homologue israélien Benjamin Netanyahu a assuré que son pays n'était pas lié par l'accord historique en le qualifiant d'«erreur historique».

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