John Kerry à Genève pour une réunion avec les Iraniens

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Agence France-Presse
Genève

Le Secrétaire d'État américain John Kerry est arrivé mardi soir à Genève afin d'y rencontrer son homologue iranien, alors que les puissances mondiales cherchent à accélérer les négociations sur un accord pour enrayer le programme nucléaire iranien.

Le ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a suggéré lundi qu'un rôle plus actif de la Russie pourrait être un moyen d'accélérer les négociations, qui doivent aboutir au 1er juillet, selon un nouveau calendrier.

John Kerry a déclaré que le but des entretiens prévus mercredi avec M. Zarif était de «faire le point» et de donner des orientations aux équipes de négociations avant la reprise des discussions entre les puissances mondiales (groupe «5+1») le 18 janvier à Genève.

Le chef de la diplomatie américaine a également indiqué à la presse lundi, lors d'une halte en Inde, qu'il espérait «accélérer le processus afin de faire de plus grands progrès».

Les milieux diplomatiques craignent que le temps ne vienne à manquer, alors que deux précédentes dates limites pour conclure un accord ont déjà été manquées.

Le législateur américain a hâte d'imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran, alors que l'administration d'Obama a cherché à l'en dissuader, de peur de voir tous ses efforts en vue d'un accord réduits à néant.

L'ambassadrice américaine à l'ONU, Samantha Power, a exhorté lundi les républicains, nouveaux maîtres du Congrès, à ne pas alourdir les sanctions contre l'Iran pour ne pas faire capoter les négociations avec Téhéran sur le dossier nucléaire.

«Certains membres du Congrès pensent qu'il est temps d'accroître les sanctions contre l'Iran et estiment que c'est le moyen le plus efficace de parvenir à forcer l'Iran à abandonner son programme nucléaire», a-t-elle déclaré. «Nous pensons au sein de l'administration (Obama) qu'à ce stade, accroître les sanctions affaiblirait très nettement nos efforts pour atteindre cet objectif qui nous est commun».

Mme Power a fait valoir qu'un tel alourdissement des sanctions «mettrait fin presque à coup sûr aux négociations» avec Téhéran et «affaiblirait le soutien international» aux sanctions existantes. «Si nous déclenchons de nouvelles sanctions, ce n'est pas l'Iran mais nous qui nous retrouverons isolés», a-t-elle affirmé.

Les grandes puissances et l'Iran doivent tenter de trouver d'ici le 1er juillet un accord global sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

Un nouveau round de pourparlers est prévu à partir du 18 janvier entre le groupe «5+1» (États-Unis, Chine, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) et l'Iran, sous l'égide de l'Union européenne.

Le «5+1» exige que l'Iran réduise ses capacités nucléaires afin d'empêcher qu'il puisse disposer un jour de la bombe atomique. Téhéran revendique son droit à une filière nucléaire civile complète et demande la levée totale des sanctions économiques internationales.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a appelé lundi la Russie à un rôle plus actif dans les négociations nucléaires avec les grandes puissances.

Un rôle plus actif de la Russie est un élément important pour accélérer le règlement définitif du dossier nucléaire iranien, a-t-il déclaré lors d'une rencontre à Téhéran avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Ryabkov, selon les médias.

«Les relations amicales entre Moscou et Téhéran exigent que nous utilisions nos capacités pour accélérer le règlement de la question nucléaire», a déclaré de son côté M. Ryabkov, qui dirige la délégation russe dans les négociations entre l'Iran et les grandes puissances.

Les États-Unis et l'Iran ont signé en novembre 2013 un accord intérimaire gelant certaines activités sensibles de l'Iran en échange d'une levée partielle des sanctions économiques occidentales contre ce pays. Les négociations ont été prolongées en novembre 2014 jusqu'au 1er juillet 2015 pour parvenir à un accord définitif.

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