La marque Trump est-elle en péril?

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Le long du boulevard Riverside dans le quartier Upper West Side de Manhattan, quatre immeubles portent le nom de Donald Trump.

Photo George Etheredge, Archives The New York Times

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Maison-Blanche 2016

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(New York) Hôtels et condos. Vins, cravates et parfums. Un mouvement prend forme pour boycotter les produits du candidat controversé Donald Trump. Sa campagne polémiste est-elle en train de nuire à l'homme d'affaires ?

Bon nombre de New-Yorkais rêveraient de vivre dans la tour d'habitation qui s'élève au 160, boulevard Riverside, dans le quartier Upper West Side de Manhattan. On y trouve des appartements offrant une vue imprenable sur le fleuve Hudson et des services dignes d'un hôtel cinq étoiles.

Mais certains résidants avouent avoir le rouge au front lorsqu'ils entrent ou sortent de l'immeuble de 33 étages, dont le nom s'étale en lettres dorées sur la façade : TRUMP PLACE. Et ils ne sont pas plus à l'aise de dire à leurs connaissances qu'ils y habitent.

« Je ne suis tout simplement pas en faveur de vivre dans un immeuble qui porte le nom de Donald Trump », dit Kate, une résidante qui préfère taire son nom de famille. « J'aimerais pouvoir rentrer chez moi sans avoir à penser à cet homme vulgaire. Je trouve qu'il se couvre de honte et qu'il nous embarrasse tous depuis le jour où il a traité les Mexicains de violeurs. »

Les électeurs américains qui n'aiment pas Donald Trump pourront voter en conséquence le 8 novembre. Mais Kate et plus de 375 résidants de la tour sise au 160, boulevard Riverside n'ont pas attendu le jour du scrutin présidentiel pour se faire entendre. Ils ont signé une pétition pour inciter le propriétaire de l'immeuble, Equity Residential, à laisser tomber le nom de Trump.

« De la même façon que les célébrités perdent leurs commanditaires lorsqu'ils se comportent mal, Equity Residential devrait annuler le contrat qui lui permet d'utiliser le nom de Donald Trump », explique l'instigatrice de la pétition, Linda Gottlieb, productrice de cinéma et de télévision. « Le comportement de Trump a certainement terni la réputation d'Equity. »

Mme Gottlieb a décidé de lancer sa pétition après la diffusion de la vidéo dans laquelle Trump tenait des propos obscènes sur les femmes. « Pour moi, c'est la goutte qui a fait déborder le vase », dit-elle.

Trois autres tours d'habitation portent le nom TRUMP PLACE le long du boulevard Riverside, entre les 59e et 72Rues. Deux d'entre elles appartiennent également à Equity Residential, dont le siège se trouve à Chicago, alors que l'autre est gérée par l'organisation Trump.

Les résidants de la tour du 220, boulevard Riverside ont eux aussi lancé une pétition pour enlever le nom de Trump de leur immeuble. Au moins 57 propriétaires de condo et 24 locataires l'ont signée.

Et la révolte pourrait bien s'étendre aux autres tours du secteur portant le nom du candidat républicain à la présidence.

« Nous sommes gênés toutes les fois que nous entrons dans l'immeuble. » - Geoffrey Newman, qui vit au 180, boulevard Riverside, l'une des tours nommées Trump Place

« Une grève de loyer sera peut-être une solution à envisager si Equity ne bouge pas », ajoute-t-il. 

Pour le moment, les responsables d'Equity Residential se montrent peu sensibles à la demande des résidants de leurs tours new-yorkaises, qui comptent 1325 appartements. Ils affirment avoir l'intention de respecter leur « obligation contractuelle concernant l'utilisation du nom » de Trump.

Valeur en chute ?

De son côté, Hope Hicks, porte-parole du magnat de l'immobilier, a déploré la myopie des signataires de la pétition lancée par Linda Gottlieb. « Si le nom [de Trump] est enlevé, la valeur de l'immeuble chutera grandement », a-t-elle dit.

Barbara Johnson voit également d'un mauvais oeil la campagne des pétitionnaires. Bien qu'elle se défende d'être une partisane de Donald Trump, elle dit ne ressentir aucune honte à entrer et à sortir de la tour du 160, boulevard Riverside. Et elle est persuadée que plusieurs de ses voisins partagent son avis.

« La plupart des résidants qui ont reçu la pétition ont pensé que c'était une blague, dit-elle. C'est dommage qu'on veuille nous entraîner dans un débat politique. Regardez plutôt la vue que nous avons. Il n'y a vraiment pas de quoi se plaindre. »

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