Un ex-chef du Pentagone croit Trump «irrécupérable»

Donald Trump à un rallye à Miami, vendredi.... (Photo MIKE SEGAR, archives REUTERS)

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Donald Trump à un rallye à Miami, vendredi.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

L'ancien secrétaire à la Défense Robert Gates, un républicain, a critiqué les deux candidats à la présidentielle américaine, la démocrate Hillary Clinton et son rival Donald Trump, mais s'est montré beaucoup plus sévère à l'encontre de ce dernier, qu'il juge «irrécupérable».

M. Gates, qui a dirigé le Pentagone sous l'administration des présidents George W. Bush et Barack Obama, est un des experts américains les plus respectés sur les questions de sécurité nationale. Il a travaillé avec huit présidents au long de sa carrière et a collaboré étroitement avec Hillary Clinton quand celle-ci était secrétaire d'État.

En terme de crédibilité «Trump est dans une catégorie qui lui est propre», a-t-il souligné dans une tribune postée vendredi sur le site du Wall Street Journal.

«Je pense que M. Trump est irrécupérable», a-t-il ajouté. Il «est obstinément ignorant» sur le monde, les questions militaires américaines et «sur le gouvernement même». Il s'est montré «désinvolte sur le recours aux armes nucléaires» et a insulté des soldats américains, leurs familles et les chefs militaires.

Il a «un tempérament inapproprié pour commander les hommes et les femmes en uniforme. Il n'est pas qualifié et est inapte pour être le commandant en chef», a poursuivi M. Gates, qui ne votera pas pour lui.

Toutefois, Robert Gates a aussi durement critiqué Hillary Clinton, notamment son opposition à l'accord commercial transpacifique qu'elle avait pourtant soutenu initialement.

M. Gates estime aussi que Mme Clinton est trop vague sur ses intentions quant à Vladimir Poutine. Elle n'a fait que peu de propositions sur le problème que représente la Corée du Nord et n'a pas présenté de stratégie très claire sur le Proche Orient «qui est en feu».

Enfin Robert Gates, qui a aussi dirigé le CIA, reproche à Mme Clinton son échec à prédire la situation chaotique qui a suivi l'intervention occidentale en Libye ou encore son changement de position sur la guerre en Irak.

Pour lui, tout cela suscite des questions sur la crédibilité de la candidate démocrate à la Maison-Blanche. Robert Gates attend donc de voir ce que Mme Clinton proposera d'ici l'élection du 8 novembre avant décider s'il votera pour elle.

La moyenne des sondages ces derniers jours ne donne plus que 1,5 point d'avance à Mme Clinton (45,7% contre 44,2% à M. Trump), une chute de quatre points en deux semaines.

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