Sanders votera pour Clinton

Bernie Sanders et Hillary Clinton, lors d'un débat... (Archives AP, Jim Cole)

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Bernie Sanders et Hillary Clinton, lors d'un débat à la présidentielle, en décembre dernier.

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Qui succédera à Barack Obama ? Consultez notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2016. »

Brigitte DUSSEAU
Agence France-Presse
New York

D'un seul mot et du bout des lèvres, le sénateur Bernie Sanders a admis vendredi qu'il voterait pour sa rivale Hillary Clinton lors de l'élection présidentielle américaine de novembre, sans pour autant mettre un terme à sa campagne pour une « révolution politique ».

« Oui », a-t-il répondu sur la chaîne de télévision MSNBC, à la question de savoir s'il voterait pour Mme Clinton, qui l'a battu dans les primaires démocrates et devrait être désignée comme la candidate officielle du parti en juillet à la convention de Philadelphie.

Elle affrontera le 8 novembre le républicain Donald Trump.

« Je pense que ce qui compte à présent, c'est que je vais tout faire pour battre Donald Trump », a expliqué M. Sanders, répétant ses critiques d'un candidat républicain qui a fait de « l'intolérance » la « pierre angulaire » de sa campagne.

Mais le sénateur de 74 ans, qui a récolté 13 millions de voix aux primaires démocrates et quelque 1900 délégués pour la convention, a ajouté qu'il n'avait pas l'intention de suspendre sa campagne.

« Pourquoi voudrais-je faire ça ? » a-t-il dit, quelques heures avant une nouvelle réunion à Syracuse, dans l'Etat de New York.

Nettement plus à gauche que sa rivale, il a expliqué qu'il était en train de négocier avec le camp Clinton pour obtenir « le meilleur programme possible » pour le parti à la convention démocrate. Je « veux être sûr que le parti démocrate devienne un parti qui représente les gens qui travaillent, et non pas Wall Street », a insisté ce grand pourfendeur des marchés financiers, de l'« establishment » et des inégalités.

« Transformer ce pays »

M. Sanders, qui a galvanisé les jeunes électeurs durant sa campagne en prêchant pour une « révolution politique », a été très actif ces derniers jours, donnant plusieurs interviews télévisées et tenant une réunion jeudi soir à New York devant des partisans survoltés.

Il a également déclaré vendredi sur CBS qu'il n'avait pas officiellement apporté son soutien à Hillary Clinton, « car je ne l'ai pas entendue dire les choses qui, je pense, doivent être dites ». Il a mentionné l'université publique gratuite pour tous, le salaire minimum à 15 dollars, et l'accès universel à la santé, trois thèmes martelés durant toute sa campagne.

Jeudi soir, lors d'un discours de plus d'une heure et demie à New York, il n'avait pas mentionné une seule fois le nom d'Hillary Clinton.

« Notre but depuis le premier jour a été de transformer ce pays et c'est le combat que nous allons poursuivre », avait déclaré M. Sanders, parlant de « revitaliser la démocratie américaine », et invitant son public, majoritairement jeune, à s'impliquer dans la vie politique.

Nous pouvons « battre l'establishment (...) et c'est ce que nous devons faire », leur avait-il dit. « Nous ne faisons que commencer », avait-il ajouté, se disant convaincu qu'un jour ses idées gagneraient.

Sénateur « socialiste-démocrate » revendiqué du tout petit État du Vermont (nord-est), Bernie Sanders a été tout autant une surprise dans cette campagne présidentielle américaine que Donald Trump côté républicain. Peu connu, pas spécialement charismatique, il avait démarré sans un sou, et les experts prédisaient son élimination rapide.

Mais il a été un adversaire beaucoup plus coriace que prévu pour Mme Clinton, attirant des foules immenses dans ses réunions.

Lui même a avoué avoir été surpris au départ par son succès.

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