Trump «va être un grand président»

Donald Trump est acclamé par des partisans au... (PHOTO BRENDAN McDERMID, REUTERS)

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Donald Trump est acclamé par des partisans au cours d'un rassemblement à Wilkes-Barre, en Pennsylvanie, le 25 avril.

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Qui succédera à Barack Obama ? Consultez notre dossier sur l'élection présidentielle américaine de 2016. »

Richard Hétu

collaboration spéciale

La Presse

(NEWTON, New Jersey) Bien sûr, il y a au New Jersey des républicains qui regrettent la décision de Ted Cruz et de John Kasich d'abandonner la course à la Maison-Blanche. Après tout, ceux-ci attendaient avec impatience la chance de participer au mouvement « tout sauf Trump » à l'occasion de la primaire de leur État, qui aura lieu le 7 juin.

Mais ces électeurs étaient introuvables hier à Newton, siège du comté de Sussex, situé dans le nord du New Jersey, à environ 100 km de Manhattan. Au lendemain de la primaire de l'Indiana, qui a scellé l'issue de la course à l'investiture du Grand Old Party, La Presse n'y a trouvé que des républicains enchantés de ne pouvoir que confirmer ce verdict en votant pour Donald Trump, dans un peu plus d'un mois.

« Je pense qu'il va être un grand président », a déclaré Joseph Tolerico, tiré à quatre épingles dans sa mercerie située le long de la principale artère commerciale de Newton.

«J'ai hâte de voter pour lui, même s'il est déjà assuré d'obtenir l'investiture républicaine. Je ne suis pas le seul. J'ai plusieurs amis qui sont très excités au sujet de Donald Trump. Il suscite beaucoup d'enthousiasme.»

Joseph Tolerico

Étalé sur les pentes de douces collines, le comté de Sussex est celui qui a fourni l'appui le plus massif à Mitt Romney au New Jersey lors de l'élection présidentielle de 2012. Ses électeurs lui ont accordé 60 % de leurs voix, ce qui n'est pas rien dans un État que Barack Obama a enlevé avec 58 % des suffrages. On y trouve les électeurs les plus conservateurs du Garden State, qui ont fourni plusieurs des adeptes locaux du mouvement populiste du Tea Party après l'élection du 44e président.

Trois ans et demi plus tard, ces électeurs reprennent parfois mot pour mot les slogans ou discours de Donald Trump.

« Il rendra à l'Amérique sa grandeur », dit Rose Veliz, une ménagère dans la cinquantaine, en sortant du bureau de poste de Newton.

Quand on lui demande d'expliquer son engouement pour Donald Trump, elle ajoute : « Je l'aime parce qu'il n'est pas un politicien. Et je l'aime parce qu'il améliorera les choses. Mon mari, qui est chef cuisinier, a travaillé dur toute sa vie. Mais, à 56 ans, il ne peut pas trouver un job à sa hauteur. Il ne fait pas autant d'argent qu'avant. Il ne peut souscrire une assurance maladie quand tous les autres peuvent en obtenir une gratuitement. Nous avons touché le fond à cause d'Obama. Nous sommes donc à la recherche de quelque chose de meilleur. »

Claire, une enseignante dans la quarantaine qui refuse de dévoiler son nom de famille, attribue carrément à Donald Trump la capacité de transformer les États-Unis pour le mieux.

« Je crois qu'il a la réponse pour ramener les emplois au pays et changer les accords de libre-échange désastreux », dit-elle en qualifiant Trump d'« entrepreneur prospère qui a surmonté la plupart des obstacles auxquels il a fait face ».

MÉPRIS POUR L'ÉLITE RÉPUBLICAINE

En revanche, les partisans de Trump à Newton n'ont que du mépris pour les membres de l'élite républicaine qui rêvent encore de stopper la marche du promoteur immobilier vers l'investiture républicaine ou la Maison-Blanche.

« Ils font une grosse erreur », dit Albert Wilde, un courtier d'assurance intercepté entre deux rendez-vous. « S'ils essaient de faire quelque chose pour empêcher Trump de remporter l'investiture ou la présidence, ils détruiront le Parti républicain. »

«Ils ont parlé pendant des années de la nécessité d'élargir la base républicaine. Donald Trump y est parvenu et maintenant, ils n'en veulent pas parce qu'ils ont peur de perdre leur propre position.»

Albert Wilde

Donald Trump, cela s'entend, ne fait quand même pas l'unanimité à Newton. En réalisant que le représentant de La Presse était à la recherche de républicains, plusieurs démocrates, sur un ton plus ou moins blagueur, ont fait part de leur intention de chercher refuge au Canada dans l'éventualité de l'élection de l'ancienne vedette de la téléréalité à la présidence.

« Nous tentons tous de passer au Canada ! », s'est exclamée une électrice en sortant du bureau de poste avec le plus récent numéro de l'hebdomadaire The New Yorker sous le bras.

Même s'il fait partie des électeurs indépendants du New Jersey, Jack Cornwell revendique pour sa part une place parmi les membres du mouvement républicain « tout sauf Trump ».

« Il m'est arrivé par le passé de voter pour un candidat républicain à la présidence », dit cet horloger de 69 ans. « Mais je ne peux pas imaginer un type de la trempe de Trump comme président américain. [...] Quant à son soi-disant succès en tant qu'homme d'affaires, avez-vous déjà visité Atlantic City ? Avez-vous vu le Trump Taj Mahal, qui est aujourd'hui fermé ? C'était le seul casino à Atlantic City qui avait une boîte de strip-teaseuses. Pensez-y ! Hillary Clinton a plusieurs défauts, mais je préfère son type d'expérience. »

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