Pour Bernie Sanders, Hillary Clinton a une part de responsabilité dans les Panama Papers

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Bernie Sanders s'adresse à ses partisans lors d'un rassemblement à l'Université Temple à Philadelphie, le 6 avril.

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Brigitte DUSSEAU
Agence France-Presse
NEW YORK

Les échanges se font de plus en plus violents entre Hillary Clinton et son adversaire démocrate Bernie Sanders avant l'élection primaire présidentielle de New York, ce dernier associant même l'ancienne secrétaire d'État américaine au scandale des «Panama Papers».

Le sénateur du Vermont était jusqu'à présent resté plutôt courtois vis-à-vis de Mme Clinton. Mais il a changé de ton mercredi soir lors d'un rassemblement à Philadelphie affirmant qu'elle n'était pas «qualifiée» pour devenir présidente, en réponse à des doutes de Mme Clinton sur ses propres compétences.

«Elle a récemment dit que je ne suis, ouvrez les guillemets, pas qualifié pour être président», a déclaré M. Sanders. «Laissez-moi dire, en réponse à Mme Clinton, que je ne pense pas qu'elle soit qualifiée si, via son super PAC (comité levant des fonds pour sa campagne, NDLR), elle prend des dizaines de millions de dollars de groupes d'intérêts particuliers», soit de lobbys.

«Je ne pense pas que vous soyez qualifiée si vous recevez 15 millions de Wall Street via votre super PAC. Je ne pense pas que vous êtes qualifiée si vous avez voté pour la guerre désastreuse en Irak (...) Je ne pense pas que vous soyez qualifiée si vous avez soutenu l'accord de libre-échange avec le Panama», a tonné M. Sanders.

Il a affirmé que cet accord, soutenu selon lui par l'ancienne secrétaire d'État, avait «rendu plus facile, pour les personnes fortunées et les sociétés partout dans le monde, d'éviter de payer des impôts dus à leur pays», comme l'ont révélé les «Panama Papers».

Mme Clinton, qui a perdu mardi soir les élections primaires du Wisconsin (nord) et veut une victoire éclatante à New York le 19 avril, n'avait pas exactement accusé Bernie Sanders de ne pas être qualifié.

Elle a affirmé mercredi qu'il n'avait «pas travaillé ses dossiers», notamment sur un des thèmes clés de sa campagne, le démantèlement des grosses banques, après une interview de Bernie Sanders au quotidien Daily News. Très vague, il y avait affirmé que ce serait aux grandes banques de décider de comment elles se restructureraient.

Fabricants d'armes

Et elle a enfoncé le clou jeudi lors d'une visite dans le Bronx: «c'est important de dire aux gens ce que vous allez faire pour eux, comment vous allez le faire, comment vous pouvez avoir des résultats». «Et je vais continuer à souligner les contrastes».

Mme Clinton, en tête des sondages à New York, avait aussi attaqué Bernie Sanders sur ses déclarations au Daily News, où il s'est dit contre la possibilité de poursuivre les fabricants d'armes pour les familles de Sandy Hook, une école où 20 enfants avaient été tués en décembre 2012 par un déséquilibré. «Bernie Sanders donne la priorité aux fabricants d'armes sur les parents des enfants tués à Sandy Hook», s'est indignée Mme Clinton sur Twitter.

Car la guerre entre les deux démocrates, qui doivent se retrouver pour un débat à Brooklyn le 14 avril, utilise tous les moyens, interviews, réunions et réseaux sociaux.

«Ne détruisez pas le parti démocrate pour satisfaire les ambitions de» Mme Clinton, a aussi affirmé cette semaine le responsable de la campagne de Bernie Sanders, Jeff Weaver, sur CNN.

Une déclaration accueillie par un énorme éclat de rire de Mme Clinton, qui l'a jugé «absurde», au regard de ses 40 ans passés à faire campagne et lever des fonds pour des démocrates. «Le sénateur Sanders, de son propre aveu, n'a jamais été démocrate», a-t-elle riposté.

Mme Clinton est toujours largement en tête dans la course à l'investiture démocrate, mais les récentes victoires de Bernie Sanders dans plusieurs États ont galvanisé la campagne du sénateur de 74 ans.

Et il rêve de l'emporter à New York, la primaire la plus importante en termes de délégués jusqu'à celle de Californie en juin.

Hillary Clinton ne l'entend pas ainsi: dans son État d'adoption, l'ancienne sénatrice veut l'emporter largement, pour distancer de façon définitive Bernie Sanders dans la course à l'investiture.

Un récent sondage Quinnipiac lui donne 54% des intentions de vote dans l'État, contre 42% à Bernie Sanders.

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