Critiqué pour sa passivité lors de sa première confrontation avec l'ancien gouverneur du Massachusetts, le président a sorti les griffes dès le début de l'affrontement de 90 minutes, critiquant les positions économiques de son rival, y compris son approche relativement à la crise de l'industrie automobile en 2008.
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« Quand le gouverneur a dit: « Laissons Detroit faire faillite », j'ai misé sur l'industrie automobile américaine », a déclaré Barack Obama.
Après que Mitt Romney eut affirmé que sa position sur le sujet n'était pas différente de celle du président, celui-ci a répliqué: « Ce que le gouverneur a dit n'est tout simplement pas vrai. »
Et Barack Obama d'ajouter quelques instants plus tard: « Le gouverneur Romney n'a pas un plan en cinq points. Il a un plan en un point: s'assurer que les gens au sommet n'aient pas à se soumettre aux mêmes règles. »
Prix de l'essence
Mitt Romney a défendu son plan fiscal, niant chercher à réduire les impôts des contribuables les plus fortunés. Il a dénoncé le bilan du président, critiquant notamment sa politique énergétique.
« Quand le président est arrivé à la Maison-Blanche, le prix du galon d'essence dans le comté de Nassau s'élevait à 1,86 $. Il se situe aujourd'hui à 4 $», a déclaré le candidat républicain, en faisant allusion au comté où se trouve l'Université Hofstra, où se tenait le débat.
« Quand les politiques du président fonctionnent, le prix de l'essence baisse », a-t-il dit, en renouvelant sa détermination à terminer l'oléoduc Keystone pour le transport des hydrocarbures synthétiques de l'Alberta jusqu'au golfe du Mexique.
Le président Obama a répliqué en faisant valoir que le prix de l'essence d'il y a quatre ans reflétait le krach de l'économie américaine.
« Il est concevable qu'un président Romney réussisse à faire baisser le prix de l'essence au niveau de 2008 parce qu'il préconise les politiques qui ont contribué au gâchis », a-t-il dit.
Bain Capital
Le président a utilisé plusieurs lignes d'attaque qu'il avait choisi d'ignorer lors du premier débat. Il est notamment revenu sur le bilan de Mitt Romney à la tête de la société d'investissement Bain Capital.
« Gouverneur Romney, vous êtes la dernière personne qui va se montrer ferme à l'égard de la Chine », a déclaré Barack Obama. Il a rappelé que son rival avait investi dans des entreprises qui étaient devenues « pionnières de la délocalisation » des emplois vers la Chine.
Le président Obama a également rappelé les positions les plus conservatrices défendues par Mitt Romney durant la course à l'investiture républicaine, des positions desquelles ce dernier tente maintenant de se distancier.
Mitt Romney a probablement connu son meilleur moment de la soirée en dressant une longue liste des promesses non tenues par le président, y compris celles de réduire le déficit de moitié, de réformer le régime de retraite et le programme d'assurance santé Medicare et de réduire le taux de chômage à 5,4 % (il se situe aujourd'hui à 7,8 %).
« Le président a fait un effort, mais ses politiques n'ont pas fonctionné », a-t-il déclaré.
Benghazi
Vers la fin du débat, Mitt Romney a également profité d'une question formulée par l'un des membres de l'assistance, composée d'électeurs indécis, pour critiquer la gestion de l'attaque du consulat de Benghazi par l'administration Obama.
Il a cependant été corrigé par la modératrice du débat, la journaliste de CNN Candy Crowley, qui a rappelé que Barack Obama avait bel et bien qualifié l'assaut contre le consulat d'« acte de terreur » dès le lendemain.
Mitt Romney a également dû faire grimacer ses conseillers lorsqu'il a rappelé comment il s'y était pris pour assurer qu'un plus grand nombre de postes de fonctionnaires soient occupés par des femmes. « Il doit y avoir des femmes qualifiées pour occuper ces emplois », a-t-il déclaré, avant d'ajouter que les membres de son personnel lui avaient apporté des « classeurs remplis de femmes ».
L'expression est vite devenue l'une des plus populaires sur Twitter.
» Relisez le déroulement du débat commenté par nos journalistes: