Syrie: 26 morts dans un attentat de l'EI contre des déplacés

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Une vue sur la ville de Deir Ezzor, où les forces gouvernementales syriennes ont mené une opération militaire contre le groupe État islamique, le 4 novembre.

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Le groupe État islamique

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Agence France-Presse
BEYROUTH

Au moins 26 personnes ont été tuées vendredi dans l'est de la Syrie dans un attentat à la voiture piégée visant des déplacés, perpétré par le groupe État islamique (EI) qui cherche à prouver sa force de frappe malgré l'effondrement de son califat.

Douze enfants figurent parmi les victimes de cet attentat, qui a frappé un rassemblement de déplacés dans la province de Deir Ezzor, où les djihadistes perdent du terrain face à deux offensives qui cherchent à les chasser de Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

« Des dizaines de personnes ont été blessées, et le bilan des victimes pourrait être revu à la hausse, des blessés étant dans un état grave », a précisé son directeur Rami Abdel Rahmane.

Fuyant les combats, les déplacés étaient en route pour la province voisine de Hassaké, dans le Nord-Est syrien, où des camps ont été installés pour les accueillir en territoire kurde, a précisé M. Abdel Rahmane.

L'agence officielle Sana a également fait état d'un « attentat à la voiture piégée » perpétré par l'EI contre « un rassemblement de familles déplacées » de Deir Ezzor, mais a fourni un bilan légèrement moins élevé: 20 morts et 30 blessés.

Après une montée en puissance en 2014 et la conquête de vastes territoires en Irak et en Syrie, l'EI est aujourd'hui acculé dans ses derniers réduits à la frontière entre ces deux pays.

Et dans la province de Deir Ezzor, frontalière de l'Irak, deux offensives distinctes cherchent à reprendre à l'EI les derniers territoires sous son contrôle.

D'un côté, les forces du régime sont soutenues par l'aviation russe, de l'autre, les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS), appuyés par Washington.

L'attentat de vendredi a frappé les déplacés à un point de contrôle des FDS, selon l'OSDH, alors que l'EI semble vouloir prouver que malgré les défaites territoriales, il conserve sa capacité de nuisance.

Début novembre, au moins 75 civils avaient été tués dans un attentat djihadiste à la voiture piégée contre des déplacés de Deir Ezzor.

Les djihadistes contrôlent encore un quart de cette province riche en pétrole, où ils tiennent quelques localités et villages.

Leur dernier fief urbain, Boukamal, près de la frontière irakienne, est actuellement la cible d'une offensive des forces du régime, qui y ont pénétré une nouvelle fois jeudi et poursuivent de « violents combats » contre les djihadistes, selon l'OSDH.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

Il a fait plus de 330 000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

Vendredi, l'Irak a repris en quelques heures la toute dernière localité tenue par l'EI sur son territoire, Rawa.




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