Amal Clooney réclame des enquêtes sur les crimes de l'EI en Irak

«Comment se fait-il que rien n'ait été fait?»,... (PHOTO AP)

Agrandir

«Comment se fait-il que rien n'ait été fait?», s'est-elle interrogée devant l'assemblée de l'ONU.

PHOTO AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Consultez notre dossier sur le groupe djihadiste État islamique. »

Agence France-Presse
New York

L'avocate et militante des droits de l'homme Amal Clooney a appelé l'Irak à accepter une enquête de l'ONU sur les atrocités commises par le groupe État islamique (EI) dans le pays et à amener les responsables devant la justice.

Mme Clooney, qui représente les femmes yézidies ayant réussi à s'échapper des griffes du groupe EI, s'est adressée aux États membres des Nations unies pour la deuxième fois en six mois. Elle a de nouveau appelé à poursuivre les djihadistes.

«Comment se fait-il que rien n'ait été fait?», s'est-elle interrogée devant l'assemblée. «Il y a des fosses communes non protégées, des témoins qui s'enfuient et aucun militant de l'EI n'a subi de procès pour les crimes internationaux, nulle part dans le monde».

L'avocate libano-britannique de 39 ans a dit qu'un projet de résolution britannique pour lancer une enquête était prêt à être soumis au Conseil de sécurité, mais que l'Irak devait encore approuver la mesure.

Mme Clooney a appelé le premier ministre irakien Haider al-Abadi à «envoyer une lettre au Conseil de sécurité pour demander une enquête sur les crimes commis par le groupe EI».

«Ne laissez pas l'EI s'en tirer avec un génocide», a-t-elle exhorté.

L'ambassadeur irakien auprès de l'ONU Mohamed Alhakim a promis que son gouvernement voulait également obtenir justice et que les tribunaux irakiens avaient déjà reçu 500 dossiers sur des crimes commis par des militants de l'organisation EI.

Les forces irakiennes sont en train de reprendre Mossoul, la deuxième ville du pays, et M. Alhakim a souligné que l'étape suivante serait d'obtenir «une vraie réconciliation» entre les différents groupes ethniques et religieux.

«Nous avons besoin que ces communautés soient en paix les unes avec les autres», a-t-il souligné.

Le gouvernement irakien a lancé en octobre son offensive pour reprendre Mossoul, qui était tombé dans les mains de l'EI alors que les habitants sunnites acceptaient mal d'être dominés par des forces de sécurité à dominante chiite.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer