L'EI a plus de «comptes Twitter que de combattants», selon le PM australien

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Le groupe État islamique «a bien plus de téléphones intelligents que de fusils, plus de comptes Twitter que de combattants», a déclaré le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, devant le Parlement.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
SYDNEY

Le premier ministre australien a estimé mardi que le groupe État islamique (EI) était «faible», disposant de davantage de «comptes Twitter que de combattants» malgré ses attentats sanglants.

Le groupe, qui a proclamé un «califat» dans les régions qu'il contrôle en Irak et en Syrie, est «dans une position fondamentalement faible», a déclaré Malcolm Turnbull devant le Parlement australien.

«Nous ne devons pas nous faire avoir par son battage médiatique. Son idéologie est archaïque mais la façon dont il utilise internet est très moderne. L'EI a bien plus de téléphones intelligents que de fusils, plus de comptes Twitter que de combattants».

«L'EI ne jouit pas d'une large légitimité y compris dans les zones sous son contrôle direct. Il est encerclé par des forces hostiles. Il est sous pression militaire».

Une coalition internationale emmenée par les États-Unis, dont l'Australie fait partie, bombarde depuis plus d'un an les positions de l'organisation djihadiste en Irak et en Syrie.

Les États-Unis ont réclamé une intensification de la lutte à la lumière des derniers attentats. La France a engagé lundi son porte-avions contre le groupe, sur fond de grandes manoeuvres pour sceller un front anti-djihadiste uni, de Washington à Moscou.

Depuis les attentats du 13 novembre à Paris, des voix s'élèvent en Australie pour réclamer l'envoi de troupes au sol.

Le premier ministre australien a estimé à cet égard que les dirigeants internationaux n'étaient pas favorables à cette option alors qu'il vient de participer à une série de sommets.

«Le consensus parmi les dirigeants que j'ai rencontrés lors du G20, de l'APEC et de l'Asie orientale est qu'il n'y a pas de soutien pour qu'une armée occidentale emmenée par les États-Unis tente de conquérir et de tenir les régions contrôlées par l'EI».

La coalition va continuer à combattre l'EI par des moyens militaires, financiers, diplomatiques et politiques, a également dit M. Turnbull, estimant que les djihadistes seraient au bout du compte défaits.

En attendant, l'Australie, qui a élargi récemment ses frappes aériennes aux positions de l'EI en Syrie, n'a pas l'intention de «changer de manière significative» son engagement, a ajouté le chef du gouvernement.

Il a présenté ses condoléances aux familles des 130 victimes des attentats de Paris mais «nous ne devons pas laisser la douleur ou la colère fausser notre jugement».

L'Australie a relevé en septembre 2014 son niveau d'alerte à la menace terroriste, renforcé son arsenal judiciaire et mené plusieurs opérations policières.

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