Syrie: les discussions entre Washington et Moscou progressent

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Aidée par les frappes russes, l'armée syrienne a lancé une opération contre les rebelles, le 7 octobre près de Morek.

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis et la Russie ont fait «des progrès» dans de nouvelles discussions qui ont eu lieu samedi pour éviter des incidents entre leurs avions dans le ciel syrien, a annoncé le Pentagone.

Les deux pays ont aussi convenu de discuter encore «dans un avenir proche» de ces questions, désignées par le terme anglais de «deconfliction».

«Des progrès ont été faits pendant ces discussions et les États-Unis ont convenu de discuter à nouveau avec la Russie dans un avenir proche», a indiqué le porte-parole du Pentagone Peter Cook dans un communiqué.

Des responsables de la Défense des deux pays ont parlé par vidéoconférence des «mesures qui peuvent être prises par la Russie et la coalition [menée par les États-Unis, NDLR] contre le groupe État islamique pour permettre la sécurité des opérations aériennes en Syrie», a précisé le Pentagone.

Le ministère russe de la Défense a confirmé ces discussions, les qualifiant dans un communiqué de «professionnelles et constructives», ajoutant qu'une autre vidéoconférence était prévue dans le futur.

«Des progrès ont été accomplis pour un possible accord entre les ministères de la Défense des deux pays à propos de la sécurité de l'espace aérien utilisé par l'aviation militaire pour les frappes contre les terroristes internationaux en Syrie», a ajouté le ministère.

Cette problématique de sûreté de l'espace aérien est apparue avec l'entrée de la Russie dans le conflit syrien le 30 septembre. Les États-Unis sont eux à la tête d'une coalition antidjihadiste qui mène des bombardements en Syrie depuis août 2014.

Au lendemain des premières frappes russes, de hauts responsables civils et militaires américains s'étaient entretenus par vidéoconférence avec leurs homologues russes sur les moyens d'éviter des incidents entre les avions des deux pays.

Ils avaient évoqué des questions comme les fréquences radio qu'utiliseraient les avions pour communiquer «en cas de détresse», ou encore la langue à utiliser pendant des échanges entre les pilotes.

Les Américains utilisent le mot «deconfliction» pour qualifier ce type d'échanges. Ce terme peut se traduire en français par le fait que les parties prenantes à un conflit communiquent et échangent des informations pour éviter des incidents sur un même théâtre d'opérations.

Le Pentagone avait ensuite critiqué Moscou, affirmant que la Russie ne répondait pas assez rapidement aux propositions formulées par Washington à la suite de ces premiers échanges.

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