Un important cyberdjihadiste de l'EI aurait été tué

Junaid Hussain alias Abu Hussain Al Britani.... (PHOTO STEWART NEWS/REX SHUTTERSTOCK/THE GUARDIAN)

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Junaid Hussain alias Abu Hussain Al Britani.

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Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis pensent avoir éliminé dans une frappe cette semaine en Syrie Junaid Hussain, un des militants du groupe État islamique lié à plusieurs attaques en ligne commises au nom du groupe extrémiste, a-t-on appris jeudi auprès de responsables américains.

«Nous estimons avec un haut degré de confiance» que Junaid Hussain est mort, a indiqué un responsable américain à l'AFP.

Les sources américaines sont d'autant plus prudentes pour confirmer la mort de Junaid Hussain qu'il est un ressortissant britannique.

Selon des responsables américains, Junaid Hussain est lié à plusieurs piratages de sites internet et comptes Twitter aux États-Unis.

Son nom a aussi été cité après la tentative d'attaque contre un festival de caricatures de Mahomet à Garland (Texas) le 3 mai dernier. Il aurait échangé notamment des messages avec l'un des assaillants, avant celle-ci.

Selon Site, organisation spécialisée dans la surveillance des sites djihadistes, Junaid Hussain, aussi connu sous le nom de Abu Hussain Al Britani, avait indiqué le jour même dans une série de tweets que les deux assaillants étaient des sympathisants du groupe EI.

Le président de la commission de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants, Michael McCaul, a salué la mort de Junaid Hussain, «un cyberdjihadiste de haut rang et une cible importante» au sein du groupe État islamique.

La frappe contre Junaid Hussain est un «message sans appel» au groupe État islamique, a-t-il estimé: «Cherchez à nous attaquer, même sur les réseaux sociaux, et nous vous trouverons». Mais «ce ne sera pas la fin des campagnes meurtrières en ligne» de l'EI, a-t-il averti.

Interrogé par l'AFP, le chercheur J.M. Berger, spécialiste de l'EI et de ses activités sur Twitter, a estimé de son côté que Junaid Hussain était moins un pirate informatique qu'un auteur de coups publicitaires en ligne.

«Ses soi-disant piratages de données sur des militaires américains étaient des reprises de données que d'autres "hackers" avaient déjà mises en ligne», a-t-il estimé.

«Mais il était un atout pour l'EI, parce qu'il générait des gros titres dans la presse», a-t-il estimé.

En 2012, Junaid Hussain, qui n'avait pas encore un profil de djihadiste, avait été condamné par la justice britannique à six mois de prison, pour avoir publié sur l'internet le carnet d'adresses de Tony Blair, qu'il avait piraté.

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