Le site de l'OSDH a été attaqué par des pirates de L'EI

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L'attaque n'infléchira pas la volonté de l'OSDH de rapporter les abus commis en Syrie, a assuré son directeur.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Bassem Mroué
Associated Press
Beyrouth

Des pirates informatiques se réclamant du groupe extrémiste État islamique (ÉI) auraient attaqué mercredi le site internet de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), selon le directeur de celui-ci.

L'OSDH est une organisation établie au Royaume-Uni qui diffuse des informations sur le conflit en Syrie depuis ses débuts, en mars 2011, et qui rapporte les attaques et les violations des droits de l'homme commises par l'ÉI. Les informations que transmet l'OSDH proviennent d'un réseau de 230 collaborateurs établis un peu partout en Syrie, a précisé son directeur, Rami Abdel-Rahmane.

Mercredi, M. Abdel-Rahmane a expliqué à l'Associated Press qu'un photomontage de son visage monté sur le corps d'un homme agenouillé en uniforme orange, avec à ses côtés un homme cagoulé tenant un couteau à la main, était visible sur la page d'accueil de l'OSDH - inaccessible en après-midi.

L'image rappelle les mises en scène des décapitations publiées par l'État islamique par le passé. Le piratage a été revendiqué par un groupe se faisant appeler l'Armée électronique du califat.

L'attaque n'infléchira pas la volonté de l'OSDH de rapporter les abus commis en Syrie, a assuré Rami Abdel-Rahmane dans une entrevue téléphonique. Le directeur a souligné que l'Observatoire avait déjà reçu par le passé des menaces du gouvernement de Bachar el-Assad, de l'ÉI et du Front al-Nosra, un groupe affilié à Al-Qaïda.

«Nous allons continuer notre travail de surveillance et de signalement des violations commises en Syrie, peu importe quel camp les commet», a-t-il martelé.

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