Des responsables de l'ONU en Syrie pour aider les civils de Yarmouk

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LE commissaire général de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens, Pierre Krähenbühl, a rencontré des déplacés de Yarmouk installés dans une école du quartier voisin de Tadamon.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
Damas

Un responsable de l'ONU a affirmé dimanche à Damas la détermination des Nations unies à venir en aide aux civils ayant fui le camp palestinien de Yarmouk contrôlé en partie par les jihadistes, tout en se disant «très inquiet» pour ceux restés à l'intérieur.

Au même moment, dans le nord de la Syrie, à Alep, neuf personnes dont cinq enfants sont mortes dans un raid aérien du régime contre une école, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Un sixième enfant et deux autres civils sont morts dans des raids séparés sur des secteurs rebelles de l'est de la ville.

Dans la capitale, le commissaire général de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens, Pierre Krähenbühl, a rencontré des déplacés de Yarmouk installés dans une école du quartier voisin de Tadamon.

«Nous sommes déterminés à fournir des aides à ceux qui ont décidé de quitter temporairement» Yarmouk et à permettre à ceux souhaitant faire de même de «sortir du camp en toute sécurité», a expliqué M. Krähenbühl.

L'objectif de l'ONU est aussi de savoir «comment fournir des aides à la population à l'intérieur» du camp, pour qui «nous restons très inquiets, a-t-il dit, ajoutant: «la communauté internationale ne peut pas abandonner (les Syriens) lorsqu'ils sont dans le besoin».

Le 1er avril, le groupe État islamique (EI) a pris d'assaut Yarmouk, un grand quartier du sud de Damas. Près de 18 000 civils palestiniens et syriens, déjà meurtris par des mois de siège imposé par le régime, ont été pris au piège des combats entre groupes palestiniens et djihadistes dont les positions sont bombardées par l'aviation du régime.

Jusqu'à présent, près de 2500 Palestiniens ont été évacués et se sont réfugiés dans des quartiers voisins.

M. Krähenbühl a écouté les doléances des déplacés palestiniens, assis par terre à côté d'une femme portant un bébé dans ses bras. Un homme lui a demandé s'il était possible que les enfants aillent à l'école. Un autre lui a raconté les conditions terribles de la population assiégée, la faim qui les a poussés à manger de l'herbe.

«Mettre fin aux souffrances»

Au moins 200 personnes sont mortes depuis le début du siège, dont plusieurs dizaines de la faim, selon des ONG.

L'émissaire adjoint de l'ONU pour la Syrie Ramzy Ezzeldin Ramzy, est lui aussi à Damas «pour parvenir à une solution mettant fin aux souffrances des habitants du camp», selon un responsable onusien.

Envoyé par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, M. Ramzy «a eu des contacts avec des dirigeants palestiniens, syriens et des diplomates de l'ONU» et «tente de faire acheminer des aides aux habitants de Yarmouk et de faire en sorte que ces habitants ne soient pas les victimes des combats».

Yarmouk - qui comptait 160 000 habitants avant le début du conflit syrien en mars 2011 - est devenu en 2012 un champ de bataille entre forces du régime et rebelles syriens, appuyés chacun par des groupes palestiniens. Les rebelles sont sortis ensuite du camp.

À Alep, les civils continuent à payer un très lourd tribut à la guerre. Douze personnes, dont six enfants, sont mortes dans des raids du régime contre des quartiers rebelles de la ville, divisée entre un secteur ouest contrôlé par le régime et un secteur est contrôlé par les rebelles. L'armée de l'air largue quotidiennement des barils d'explosifs sur les secteurs rebelles, tandis que les insurgés tirent des obus sur les quartiers tenus par les forces progouvernementales.

Dans la province voisine de Raqa, où l'EI a établi son fief en Syrie, les combattants kurdes des YPG ont avancé, «s'emparant d'une grande cimenterie et de trois villages» au nord-ouest de la localité d'Aïn Issa, a rapporté l'OSDH. Les violents combats ont fait 20 morts dans les rangs des djihadistes en 48 heures. Aucun bilan n'était disponible sur les pertes côté kurde.

Le conflit syrien a fait plus de 215.000 morts selon l'OSDH. Quelque 4 millions de Syriens ont fui leur pays, l'immense majorité s'étant installée dans des États voisins. Seul un infime pourcentage a bénéficié de l'asile dans des pays européens, et les tentatives de traversée illégale des frontières se multiplient.

Dimanche, 73 migrants syriens âgés de 12 à 41 ans ont été interpellés en Roumanie alors qu'ils tentaient de franchir illégalement la frontière à bord d'un poids lourd, avec la France pour destination.

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