Le nouveau chef du Pentagone promet à l'EI une «défaite irréversible»

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Le nouveau secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, répond aux questions des journalistes à bord de l'avion le menant en Afghanistan, le 21 février.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
CAMP ARIFJAN, Koweït

Le nouveau secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a promis une «défaite irréversible» au groupe armé État islamique (EI), qui menace l'ensemble du Moyen-Orient au-delà de la Syrie et de l'Irak selon lui.

Quelques jours seulement après son entrée en fonction, le chef du Pentagone a réuni une vingtaine de généraux, des ambassadeurs et des responsables de services de renseignement sur la base américaine de Camp Arifjan dans le désert koweïtien.

S'adressant aux troupes américaines avant cette réunion, M. Carter a assuré que la coalition conduite par les États-Unis était en train de «repousser très habilement l'EI, loin du Koweït» et d'autres pays.

«Et nous allons lui infliger, sans doute, une défaite irréversible», a-t-il assuré.

Il a expliqué avoir convoqué des hauts gradés, dont le général James Terry, commandant de la campagne anti-EI, des diplomates et des membres de la communauté du renseignement pour «évoquer la campagne (contre l'EI) dans toutes ses dimensions».

La discussion à huis clos ne devait pas porter seulement sur l'Irak et la Syrie, où les avions américains et de pays de la coalition frappent quotidiennement des cibles djihadistes, mais aussi sur la lutte au niveau régional contre l'EI, a-t-il dit.

«L'EI n'est pas seulement une menace pour l'Irak et la Syrie, mais pour toute la région», a insisté M. Carter, arrivé dimanche au Koweït en provenance d'Afghanistan.

À la question d'un soldat sur l'éventualité d'un déploiement des troupes au sol, M. Carter est resté prudent, en déclarant que toute décision à ce sujet serait soigneusement examinée. «Mais on fera le nécessaire» pour venir à bout de l'EI, a-t-il dit.

Le président américain Barack Obama a jusqu'ici écarté un tel déploiement.

La réunion du Koweït intervient après plus de six mois de campagne aérienne contre l'EI qui a permis aux troupes kurdes de reprendre des positions aux djihadistes dans le nord de l'Irak et la ville syrienne de Kobané.

Les djihadistes continuent toutefois de contrôler de larges portions de territoires et semblent avoir étendu leur influence en Libye où ils ont exécuté 21 hommes, essentiellement des Égyptiens, de confession copte.

Dans la seule Syrie, plus de 1600 personnes, essentiellement des djihadistes ont péri dans les frappes de la coalition depuis cinq mois, a indiqué lundi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Concernant l'Irak, les États-Unis souhaitent que le gouvernement de Bagdad, dominé par les chiites, fasse plus pour mobiliser les  sunnites contre l'EI.

Car, selon un responsable accompagnant M. Carter, des «milliers» de sunnites irakiens se sont portés volontaires pour combattre les djihadistes, mais leur demande de création d'une Garde nationale n'a pas abouti.

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