L'EI en mission de recrutement dans le sud de l'Afghanistan

Des officiels afghans ont confirmé, pour la première fois, que le groupe armé... (Photo: AFP)

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

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Lynne O'Donnell
Agence France-Presse
Camp Shorabak

Des officiels afghans ont confirmé, pour la première fois, que le groupe armé État islamique était actif dans le sud du pays pour y recruter des combattants, hisser le drapeau noir de l'organisation et, selon certaines sources, combattre les talibans.

Le général Mahmood Khan, l'adjoint du commandant en chef du 215e corps de l'armée afghane, a affirmé que de nombreux résidants de la province de Helmand avaient dénoncé la présence de représentants d'un homme nommé Mullah Abdul Rauf dont la mission était d'embaucher de nouvelles recrues pour le groupe extrémiste.

L'officier a ajouté que les talibans, eux-mêmes fort actifs dans ce secteur, avaient averti la population de ne pas contacter Rauf.

Un chef tribal du district de Sangin, Saifullah Sanginwal, a rapporté que de nombreuses personnes lui avaient raconté que Rauf tentait de déployer le pavillon noir du groupe EI au détriment du drapeau blanc des talibans. Les combats entre les deux groupes auraient tué 19 ou 20 personnes, a-t-il ajouté.

Rauf était un commandant de corps d'armée pendant le règne des talibans de 1996 à 2001, selon le gouverneur de la province voisine de Nimroz, Amir Mohammad Akundzada.

MM. Khan et Akundzada ont dit entendre que Rauf avait été arrêté lors de la chute des talibans et détenu pendant quelques années à la prison de Guantanamo. Selon eux, il a dû tomber en disgrâce auprès des talibans après être demeuré un certain temps à Quetta, une ville pakistanaise qui pourrait abriter les chefs du mouvement.

Une porte-parole du département d'État, Marie Harf, a indiqué que les autorités américaines avaient remarqué des messages d'appui au groupe État islamique en Afghanistan.

Selon des experts, les nouveaux venus pourraient avoir des difficultés à s'implanter dans un secteur abritant des groupes d'extrémistes ayant des liens avec les tribus. Les talibans limitent leur rébellion à l'Afghanistan et n'appuient pas le modèle du djihad que tente d'imposer l'EI.

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