Des membres présumés de l'EI inculpés au Liban pour avoir voulu créer un «émirat»

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L'arrestation jeudi dernier d'un «important cadre de l'EI dans le nord du Liban» avait provoqué le lendemain une attaque contre une patrouille de l'armée à Tripoli (photo).

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BEYROUTH

Dix-huit membres présumés du groupe djihadiste État islamique (EI) ont été inculpés jeudi par la justice libanaise pour avoir cherché à créer un «émirat islamique» dans le nord du pays, a rapporté l'Agence nationale d'information (ANI).

L'agence ne précise pas la nationalité des inculpés, mais elle cite Ahmad Miqati, un Libanais dont l'arrestation la semaine dernière avait provoqué trois jours de violents affrontements à Tripoli, la grande ville du nord du Liban, entre l'armée et des hommes armés.

Les inculpés sont notamment accusés d'avoir «participé à des attaques contre l'armée, incité au meurtre de soldats» et d'avoir voulu «occuper» des villages de la région de Dinniyé dans le nord du Liban dans le but de créer un «émirat islamique».

Parmi les inculpés, qui risquent la peine de mort, trois sont en détention, dont Ahmad Miqati, et les 15 autres sont en fuite. Le dossier a été transmis à un juge d'instruction.

L'arrestation jeudi dernier d'Ahmad Miqati, présenté alors par l'armée comme un «important cadre de l'EI dans le nord du Liban», avait provoqué le lendemain une attaque contre une patrouille de l'armée dans la deuxième ville du pays.

Cette attaque a dégénéré en affrontements à Tripoli et ses environs qui ont fait 16 morts, dont 11 soldats, et causés d'immenses dégâts aux anciens souks du centre historique, où pour la première fois des combats de cette violence ont eu lieu.

Les meneurs ont pris la fuite, tandis que l'armée a procédé à des arrestations massives.

Les hommes armés qui ont combattu à Tripoli sont soupçonnés de liens avec le Front al-Nosra, branche syrienne d'al-Qaïda.

Groupes djihadistes rivaux sur le terrain dans la Syrie en guerre, l'EI et Al-Nosra entretiennent une relation plus ambiguë sur le front libanais. Tous les deux retiennent comme otages des dizaines de soldats et policiers libanais depuis début août après des combats inédits dans l'est du Liban, à la frontière de la Syrie. Trois ont déjà été exécutés.

Peu après ces combats, la justice libanaise avait inculpé près de 50 djihadistes présumés qui cherchaient à créer un «émirat» dans des régions libanaises.

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