EI: les forces irakiennes dans une position «fragile» dans l'Ouest

Des officiers de l'armée irakienne regardent une carte... (PHOTO AHMAD AL-RUBAYE, AFP)

Agrandir

Des officiers de l'armée irakienne regardent une carte du territoire où se déroulent les combats.

PHOTO AHMAD AL-RUBAYE, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Dossiers >

Le groupe État islamique

International

Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Sur le même thème

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les forces progouvernementales irakiennes se trouvent dans une position «fragile» à l'ouest du pays, mais tiennent encore face aux jihadistes du groupe Etat islamique (EI), ont indiqué vendredi des responsables américains de la Défense.

L'armée irakienne est soumise à une pression de plus en plus forte dans la province occidentale d'Al-Anbar, ont-ils précisé, notant que l'attention internationale se portait davantage vers le nord de la Syrie et la ville de Kobané, frontalière avec la Turquie, où les combattants kurdes tentent de résister à l'offensive de l'EI.

«C'est fragile là-bas» dans la province d'Al-Anbar, a souligné l'un de ces hauts responsables sous couvert d'anonymat. Les forces gouvernementales «conservent de l'avance, mais c'est difficile et éprouvant».

«Je pense que c'est fragile là-bas en ce moment», a-t-il insisté.

Les dizaines de frappes aériennes menées par les États-Unis et leurs alliés de la coalition anti-EI ces dernières semaines dans l'ouest de l'Irak, y compris près de la ville de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar, ont aidé à contrer les jihadistes et la capitale Bagdad reste en sécurité, a ajouté le haut responsable.

L'EI n'a pour l'heure pas réussi à prendre le barrage stratégique de Haditha grâce aux raids aériens.

Mais cette situation tendue illustre le fait que les forces progouvernementales irakiennes sont loin d'être efficaces et conservent un besoin urgent d'entraînement, ont dit les responsables de la Défense.

«Il n'y a pas de comparaison» entre les capacités des forces kurdes dans le nord de la Syrie et celles de l'armée irakienne, assure l'un d'eux.

«Les Kurdes avancent, ils reprennent des villes et du territoire», et ils ont pu se coordonner avec les forces de la coalition, a-t-il poursuivi.

Selon un autre responsable, l'ouest de l'Irak est en revanche source d'inquiétude, «ce n'est pas une bonne situation». L'armée irakienne a lancé plusieurs offensives qui ont échoué.

«Ils commencent une opération, mais elle est stoppée au bout d'un kilomètre», explique-t-il encore.

L'EI a pris le contrôle de la ville de Fallouja dans la province d'Al-Anbar en janvier et a tenté à plusieurs reprises de prendre Ramadi et le barrage de Haditha.

La province d'Al-Anbar était le principal théâtre des combats de l'insurrection sunnite contre les troupes américaines qui ont éclaté après l'invasion de l'Irak par les États-Unis en 2003.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer