Des frappes visent l'or noir des djihadistes

Les États-Unis ont notamment pris pour cible des... (Photo Russ Scalf, AP)

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Les États-Unis ont notamment pris pour cible des positions d'Al-Nosra et des membres de Khorassan, un groupuscule islamiste proche d'Al-Qaïda qui s'apprêtait selon Washington à lancer des «attaques majeures» aux États-Unis et en Europe.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
DAMAS

La coalition anti-djihadistes a frappé de nouvelles raffineries contrôlées par le groupe État islamique (EI) en Syrie, où la branche locale d'Al-Qaïda, le Front Al-Nosra, a menacé de représailles les États-Unis et leurs alliés.

Quatre raffineries de taille modeste utilisées par l'EI ont été touchées par des frappes ainsi que le centre de commandement et de contrôle de l'EI au nord de Raqa, a annoncé le commandement américain chargé du Moyen-Orient (Centcom).

La coalition avait déjà visé au moins 12 raffineries de pétrole contrôlées par ce groupe extrémiste ces derniers jours dans l'est de la Syrie.

Elle cherche ainsi à assécher la manne financière que représente l'or noir pour les djihadistes, qui l'achemine en contrebande notamment vers la Turquie voisine, selon des experts.

«L'EI raffinait du pétrole de manière artisanale et le vendait à des commerçants turcs, a expliqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. La coalition veut ainsi détruire l'économie de l'EI, le nerf de la guerre».

Avant l'opération initiée par les États-Unis, les djihadistes gagnaient quelque 3 millions de dollars de revenus par jour grâce à l'or noir, selon des experts. Mais, depuis le début des frappes, le pompage dans les champs sous leur contrôle a pratiquement cessé.

Combats à l'ouest de Bagdad

En Irak, les forces pro-gouvernementales ont repoussé tôt dimanche une attaque de l'EI contre Amriyat al-Fallouja, une localité stratégique à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, selon des sources de sécurité.

L'armée a reçu le soutien d'avions américains, saoudiens et émiratis qui ont «détruit deux postes de contrôle et un véhicule de transport de l'EI», a indiqué le Centcom.

En Syrie, d'autres raids avaient endommagé samedi «un aéroport tenu par l'EI, une garnison et un camp d'entraînement près de Raqa», le fief du groupe extrémiste sunnite, selon la même source.

Malgré les frappes, les djihadistes de l'EI poursuivent leur offensive pour s'emparer de la ville kurde d'Aïn al-Arab (Kobané en kurde).

Les derniers combats ont poussé plusieurs centaines d'habitants à se réfugier en Turquie voisine, qui accueille déjà plus de 160 000 personnes ayant fui la région d'Aïn al-Arab.

Le sort des millions de Syriens réfugiés et les moyens de mieux soutenir les pays qui les accueillent, comme le Liban et la Jordanie, sera au coeur d'une réunion internationale qui se tiendra à Berlin fin octobre, a annoncé le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier.

L'organisation Human Rights Watch (HRW) a par ailleurs appelé à l'ouverture d'une enquête sur une éventuelle violation du droit de la guerre après la mort d'au moins sept civils dans les frappes américaines dans le nord-ouest de la Syrie.

Avions britanniques prêts à frapper

Dans une vidéo diffusée samedi sur internet, le Front Al-Nosra a qualifié les opérations de la coalition de «guerre contre l'islam» et a fustigé un «axe du mal» dirigé par «le pays des cow-boys».

«Ces États ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces djihadistes dans le monde entier», affirme dans la vidéo le porte-parole d'Al-Nosra, Abou Firas al-Souri.

En étendant les frappes à la Syrie la semaine dernière, les États-Unis ont notamment pris pour cible des positions d'Al-Nosra et des membres de Khorassan, un groupuscule islamiste proche d'Al-Qaïda qui s'apprêtait selon Washington à lancer des «attaques majeures» aux États-Unis et en Europe.

Le chef présumé du groupe Khorassan, Muhsin al-Fadhli, a vraisemblablement été tué dans ces raids, a indiqué SITE, le centre américain de surveillance des sites islamistes, en se basant sur des tweets de combattants.

Les menaces d'Al-Nosra font suite à celles proférées la semaine dernière par un porte-parole de l'EI, qui avait appelé les musulmans à tuer des citoyens des pays membres de la coalition.

Ces appels ont provoqué l'indignation de responsables musulmans, notamment au Royaume-Uni et en France, un pays sous le choc de la décapitation d'Hervé Gourdel, enlevé en Algérie par un groupe rallié à l'EI.

Dernier pays en date à se joindre à la campagne de frappes, le Royaume-Uni fait désormais voler «quotidiennement» au-dessus de l'Irak des chasseurs-bombardiers Tornado de la Royal Air Force (RAF), selon le ministre britannique de la Défense Michael Fallon.

Ces appareils basés à Chypre «sont prêts à aider les troupes (irakiennes et kurdes) au sol en cas d'affrontements», a-t-il ajouté.




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