Massacre de prostituées à Bagdad: au moins 31 morts

Selon les habitants du quartier, le proxénète, qui... (PHOTO AFP/STR)

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Selon les habitants du quartier, le proxénète, qui se faisait appeler Aws, était une importante figure locale qui achetait les officiers de sécurité et avait pu mener ses activités dans le même bloc d'immeubles pendant des années.

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Chaos en Irak

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Chaos en Irak

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EIIL ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
BAGDAD

Le bilan du massacre dans des immeubles utilisés à des fins de prostitution à Bagdad s'est alourdi lundi, atteignant 31 morts, des photos obtenues par l'AFP apportant des informations sur les circonstances de la tuerie.

«Le nombre total de morts est maintenant de 31, dont deux hommes», a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur Saad Maan. Un précédent bilan faisait état de 27 victimes.

Des hommes armés ont mené samedi soir un assaut contre deux immeubles dans le quartier résidentiel de Zayouna, connu pour être un lieu de prostitution, où un proxénète exploitait jusqu'à 60 femmes.

Des photos prises peu après le massacre montrent le cadavre d'un homme, identifié par des sources policières comme le proxénète, baignant dans une mare de sang, à côté d'un autre homme, son homme de main présumé.

Les deux hommes, seules victimes de sexe masculin, ont apparemment eu les mains attachées dans le dos avant d'être exécutés.

Un cliché montre les corps recroquevillés de cinq femmes dans un coin d'une salle de bain, les murs et le sol tachés de sang, où les victimes semblent s'être rassemblées, se cachant la tête, dans une tentative dérisoire de se protéger de leurs attaquants.

Sur une autre photo, des corps, certains habillés de couleurs vives, d'autres de noir, sont alignés dans un salon dont le sol est trempé de sang.

La police et l'armée filtrent normalement l'accès à la seule rue menant aux immeubles 43 et 44, où le massacre a eu lieu.

Selon les habitants du quartier, le proxénète, qui se faisait appeler Aws, était une importante figure locale qui achetait les officiers de sécurité et avait pu mener ses activités dans le même bloc d'immeubles pendant des années.




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