Affaire du Carlton:  DSK avait une place «déterminante»

L'ancien grand patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, semble... (PHOTO KENZO TRIBOUILLARD, ARCHIVES AFP)

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L'ancien grand patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, semble exacerbé par la présence d'un photographe de l'AFP, à sa sortie d'un restaurant parisien, le 11 décembre dernier.

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L'affaire DSK
L'affaire DSK

Retrouvez toutes les informations concernant l'arrestation du patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, et ses implications sur les scènes politique et économique dans le monde. »

Agence France-Presse
Lille, France

Les juges français instruisant l'affaire dite du Carlton de Lille (nord) estiment que plusieurs indices rendent la participation «effective et déterminante» de l'ancien directeur du FMI Dominique Strauss-Kahn dans des actes de proxénétisme, affirme jeudi le quotidien Le Figaro.

«Les juges estiment que des indices graves ou concordants rendent "vraisemblable, la participation effective et déterminante" de DSK dans des "actes de proxénétisme"», affirme le journal, qui a pris connaissance de la décision prise le 19 décembre par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Douai validant l'instruction.

Les juges s'emploient à démontrer que Dominique Strauss-Kahn savait que les femmes présentes lors de rencontres étaient des prostituées rémunérées, selon Le Figaro. Ils s'appuient également sur l'existence d'une «garçonnière» à Paris.

Les magistrats estiment que DSK «n'aurait pas été un simple bénéficiaire de ces parties fines mais aurait "initié et largement favorisé en toute connaissance de cause la mise en place d'un système fondé sur la complaisance de son entourage immédiat dans le but de satisfaire ses besoins sexuels"», rapporte encore Le Figaro.

La chambre d'appel de la cour d'appel de Douai avait rejeté mi-décembre les demandes de nullité de procédure dans l'affaire dite du Carlton, validant l'instruction menée depuis mars 2011 par des magistrats lillois.

La défense de Dominique Strauss-Kahn avait annoncé qu'elle allait se pourvoir en cassation.

Onze personnes ont été mises en examen dans cette affaire. Dominique Alderweireld, dit «Dodo la Saumure», exploitant de bars montants en Belgique, a été le dernier en date mercredi, à l'issue d'une garde à vue.

Le Figaro rappelait mercredi que «la plupart des protagonistes - à l'exception de quelques prostituées - ont, jusqu'à présent, validé la thèse d'un homme à l'emploi du temps surchargé croyant participer à des soirées libertines».

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