Ariel Castro s'est pendu en prison

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Drame à Cleveland

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Drame à Cleveland

Trois jeunes femmes qui avaient disparu il y a une dizaine d'années, ont été retrouvées en vie dans une maison de Cleveland, en Ohio, le 6 mai 2013. »

Daniel WOOLLS
Agence France-Presse
Washington, DC

Ariel Castro, condamné à la prison à perpétuité pour avoir séquestré et violé trois femmes pendant 10 ans dans sa maison de Cleveland, s'est pendu mardi soir dans sa cellule, a annoncé l'administration pénitentiaire américaine.

La mort de cet ancien chauffeur de bus scolaire, 53 ans, marque un ultime rebondissement à cette affaire sordide qui a remué au-delà des États-Unis par la brutalité des sévices imposés à ces prisonnières.

Ariel Castro, 53 ans, avait été condamné il y a un peu plus d'un mois, le 1er août, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de 1000 ans de prison. Il était incarcéré dans la prison de la ville d'Orient, dans la banlieue de Columbus.

«C'est apparemment un suicide», a déclaré une porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Ohio, JoEllen Smith. Celle-ci n'a en revanche pas donné de détails sur la manière dont le prisonnier, qui était seul dans sa cellule, s'est pendu.

Les services pénitentiaires de l'Ohio ont aussitôt ouvert une enquête sur les circonstances de la pendaison de celui qui était surnommé «le tortionnaire de Cleveland», un nouveau rebondissement dans une affaire qui a profondément bouleversé les États-Unis avec la révélation des sévices sexuels infligés par Castro à ses victimes.

«Il était détenu sous haute surveillance, ce qui veut dire qu'il était seul dans sa cellule et que des rondes avaient lieu toutes les trente minutes à intervalles réguliers. En découvrant Castro, le personnel médical de la prison a tenté de le réanimer», ont précisé les services pénitentiaires.

Castro, transporté dans un hôpital, a été déclaré mort à 22 h 52 mardi soir.

Des blogues postés sur le site du principal journal de Cleveland, The Plain Dealer, étaient sans pitié pour Castro.

«Adios diablo (adieu diable), puisses-tu brûler 1000 ans en enfer», dit l'un en allusion à sa condamnation.

«Pourquoi n'a-t-on aucune photo de lui pendu? CELA serait justice», dit un autre.

Ariel Castro avait été arrêté début mai après qu'une de ses victimes, Amanda Berry, fut parvenue à s'enfuir de la maison de Cleveland, où cet ancien chauffeur de bus quinquagénaire séquestrait les trois femmes.

Michelle Knight, 32 ans, Amanda Berry, 27 ans, et Gina DeJesus, 23 ans, avaient été enlevées entre 2002 et 2004, alors qu'elles n'avaient respectivement que 20, 16 et 14 ans.

Pendant son procès, Ariel Castro, d'origine portoricaine, avait tenté de plaider qu'il n'était pas un «monstre». Le juge Michel Russo avait promis qu'il ne sortirait jamais de prison.

La «maison de l'horreur»

«Monsieur, il n'y a pas de place ni dans cette ville, ni dans ce pays, ni en fait dans ce monde, pour ceux qui réduisent les autres à l'esclavage, pour ceux qui agressent sexuellement et qui brutalisent», avait fustigé le juge.

Pour échapper à la peine de mort, l'ancien chauffeur de bus scolaire avait plaidé coupable de 937 chefs d'enlèvements, viols et meurtre aggravé, pour avoir mis fin à la grossesse d'une de ses victimes en la rouant de coups.

«Je ne suis pas un monstre, je suis une personne normale, je suis juste malade», avait plaidé le quinquagénaire d'origine portoricaine.

Ses déclarations suivaient le témoignage poignant de Michelle Knight, qui avait raconté en pleurs devant la cour «l'enfer» qu'elle avait vécu dans la maison de Cleveland. «J'ai vécu 11 ans d'enfer, maintenant votre enfer ne fait que commencer», avait-elle promis à son bourreau, en essuyant ses larmes.

«Je surmonterai ce qui s'est passé. Vous vivrez en enfer pour l'éternité», avait-elle ajouté à l'adresse de Castro.

Durant leur séquestration, les trois jeunes femmes ont été battues et violées à de très nombreuses reprises. Amanda Berry a également eu une petite fille, Jocelyn, âgée de six ans au moment de leur libération. Des analyses ADN ont confirmé que Castro était bien son père.

Les trois femmes et la petite fille étaient détenues dans une petite maison d'un quartier tranquille de Cleveland. La «maison de l'horreur», comme elle a été surnommée, a été démolie à la pelleteuse peu de temps après le procès sous le regard de Michelle Knight.

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