Le journaliste égypto-canadien emprisonné fait un don au fonds de Sissi pour l'économie

La justice égyptienne reproche au journaliste canado-égyptien, Mohamed Fahmy... (PHOTO HAMADA ELRASAM, ARCHIVES AP)

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La justice égyptienne reproche au journaliste canado-égyptien, Mohamed Fahmy (ci-dessus), et à ses deux collègues d'Al-Jazira, un Égyptien et un Australien, d'avoir offert une plateforme aux Frères musulmans en diffusant des images des manifestations soutenant le président déchu Mohamed Morsi.

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Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
LE CAIRE

Un journaliste égypto-canadien d'Al-Jazeera dont la récente condamnation à sept ans de prison a provoqué un tollé international a fait un don de plus de 2000 $ à un fonds de soutien à l'économie lancé par le président égyptien, a annoncé son frère à l'AFP.

Mohamed Fadel Fahmy a été condamné lundi avec deux de ses confrères d'Al-Jazeera English pour soutien aux Frères musulmans du président islamiste Mohamed Morsi, destitué il y a près d'un an par celui qui a récemment été élu à la magistrature suprême, l'ex-chef de l'armée Abdel Fattah al-Sissi.

Dans un discours récent, M. Sissi a lancé l'idée de donner «la moitié de son salaire et de ses biens à l'Égypte», appelant ses compatriotes à faire de même.

«Lors de notre visite en prison (mercredi), Mohamed nous a demandé de faire un don de 15 000 livres égyptiennes (plus de 2190 $) au fonds Tahya Masr» (Vive l'Égypte, en arabe), a déclaré à l'AFP Adel Fadel Fahmy, après avoir versé ce don.

Interrogé sur une possible contrepartie afin d'obtenir la grâce présidentielle de son frère, il a assuré que «ça n'était pas lié», ajoutant que «sa famille n'attendait pas non plus qu'un don modeste lui assure une grâce».

«Mohamed veut marquer sa distinction entre son amour pour l'Égypte et sa déception et sa colère face à sa condamnation. Il a toujours été un patriote et il sent que l'économie égyptienne a besoin de soutien», a martelé le frère du journaliste, chef du bureau de la chaîne qatarie au Caire avant sa fermeture par les autorités.

Depuis la révolte de 2011 et les nombreuses crises qui ont suivi, l'économie de l'Égypte, désertée par touristes et investisseurs, est en ruines.

Lundi, dans un nouvel épisode du bras de fer entre Le Caire et Doha, grand soutien des Frères musulmans, l'Australien Peter Greste, M. Fahmy et l'Égyptien Baher Mohamed, détenus depuis cinq mois, ont été condamnés à des peines de 7 à 10 de prison pour soutien aux islamistes. En outre, deux reporters britanniques de la chaîne qatarie et une journaliste néerlandaise, jugés par contumace, ont écopé de 10 ans.

La communauté internationale a vivement dénoncé ce verdict, l'Australie et les États-Unis ont réclamé une grâce présidentielle à M. Sissi - qui a répliqué refuser toute «ingérence» dans la justice - et les défenseurs des droits de l'homme se sont une nouvelle fois inquiétés des libertés dans l'Égypte post-Morsi.

En près d'un an, plus de 1400 manifestants pro-Morsi ont été tués, quelque 15 000 personnes arrêtées, des centaines condamnées à mort et, outre les islamistes, les principales figures de la contestation laïque et libérale sont désormais derrière les barreaux.




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