Égypte: 102 personnes jugées pour des attaques contre des églises

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D'une manière générale, les attaques contre les Coptes, qui représentent 10% des 85 millions d'Égyptiens et se disent marginalisés depuis longtemps, se sont multipliées depuis la destitution de M. Morsi début juillet.

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Agence France-Presse
LE CAIRE

Cent-deux personnes seront jugées pour des attaques en août contre des églises et des maisons appartenant à des chrétiens dans le centre de l'Égypte en marge de manifestations de partisans du président islamiste destitué Mohamed Morsi, a-t-on appris de source judiciaire.

Le 14 août, alors que policiers et soldats dispersaient dans un bain de sang deux sit-in pro-Morsi au Caire - plus de 700 morts officiellement - des dizaines d'églises, de maisons et de commerces appartenant à des Coptes, chrétiens d'Égypte, étaient attaqués et incendiés, essentiellement dans le centre du pays.

Ces exactions ont également eu lieu dans les jours et les semaines qui ont suivi.

D'une manière générale, les attaques contre les Coptes, qui représentent 10% des 85 millions d'Égyptiens et se disent marginalisés depuis longtemps, se sont multipliées depuis la destitution de M. Morsi début juillet.

Ce nouveau procès de masse, pour lequel aucune date n'a encore été fixée, aura lieu dans le gouvernorat de Minya, où un juge a récemment condamné plus de 700 islamistes présumés à mort et quelque 500 autres à la prison à perpétuité pour des manifestations violentes, provoquant un tollé international.

Les 102 prévenus sont accusés d'avoir agi en représailles à la dispersion des sit-in et en soutien aux Frères musulmans, l'influente confrérie de M. Morsi récemment déclarée «terroriste». Ils doivent répondre de «violences», de port d'armes «à feu et blanches» et d'«émeutes».

Toujours dans la même province s'ouvrira samedi le procès de 160 autres prévenus présentés par le parquet comme des membres des Frères musulmans et accusés d'avoir enfreint une récente loi controversée restreignant le droit de manifester en Égypte.

Ils devront également répondre de slogans et de bannières s'en prenant à la police et à l'armée, alors que les autorités dirigées de facto par l'armée répriment implacablement toute contestation.

Depuis juillet, plus de 1400 manifestants pro-Morsi ont péri dans la répression qui s'est également soldée par plus de 15 000 arrestations.

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